Voyage à Cuzco (Cusco) sur mesure : séjours, information, tourisme

Voyage à Cusco, Pérou. Information & tourisme.

Géographie, climat, histoire, fêtes, patrimoine, musées, monuments, hôtels, transports, environs.

Situation géographique de Cusco

Comme le suggère son nom, « le nombril » en quechua, Cusco (Cuzco en espagnol) joua un rôle de pivot dans le Pérou inca puis espagnol : centre de l’empire inca, elle se trouve par la suite sur la route de l’argent, entre Lima, Potosi (Bolivie) et Buenos Aires. La ville s’étend dans une vallée cernée de hauts sommets, à 3 400 m d’altitude. Comptant 300 000 habitants, Cusco est l’un des hauts lieux touristique d’Amérique latine.

Climat de Cusco

Bien que proche de l’Equateur, Cusco bénéficie d’un climat tempéré lié à son altitude. La saison sèche s’étend de mai à septembre, et la saison humide d’octobre à avril. Pendant ces périodes les températures varient de 8°C en moyenne pendant la saison sèche, et de 12°C pendant la saison humide. Le mois le plus sec est le mois de juin (2,4 mm de précipitations) et le plus humide le mois de janvier (160 mm).

Histoire de Cusco

On situe la fondation de Cusco aux alentours de 3 000 avant J.-C., bien que la région fût probablement peuplée 2 000 ans auparavant. Elle est considérée comme la plus ancienne ville d’Amérique. La légende dit que c’est l’Inca Manco Cápac, accompagné de sa sœur et épouse Mama Ocllo, qui sortirent du lac Titicaca et s’installèrent dans la vallée de Qosqo, après en avoir chassé les habitants. Diverses cultures se sont développées au fil des siècles et des conquêtes, enrichissant la ville et ses alentours de leurs temples et palais. Certaines ont particulièrement marqué la région, comme la culture de Chanapata qui se développa autour des années 800 av. J.-C., les Wari à partir de 600 ap. J.-C, et enfin les Incas entre les années 1 200 et 1 400 ap. J.-C. Douze Incas se succédèrent à Cusco, dont le grand Pachacútec, le neuvième souverain auquel la ville doit la plupart de ses antiques monuments. Il remodela la ville sous la forme d’un damier, et la divisa en quatre grands quartiers d’où partaient quatre routes principales vers les quatre grandes provinces du royaume.

Par la suite les Espagnols entreprirent de conquérir la ville et sa région. Le 15 novembre 1533 les troupes de Francisco Pizarro entrèrent dans Cusco sans rencontrer de réelle résistance, la ville étant en proie à des luttes intestines de pouvoir. Ils rasèrent la plupart des bâtiments pour en construire de nouveaux. La rébellion menée par Túpac Amaru, le fils de l’Inca Manco, ne put empêcher l’installation des Espagnols. Il fut exécuté trente-six ans plus tard en 1572, sur la Plaza de Armas, préfigurant l’échec analogue de son lointain (prétendu) descendant, Tupac Amaru II, qui fut écartelé et décapité au même endroit en 1781 après avoir pris la tête d’un mouvement de révolte indigène.

À partir de la conquête espagnole, Cusco vécu dans l’ombre de Lima, la capitale du vice-royaume, mais se développa de manière prospère jusqu’au XIXe siècle, bénéficiant de sa position de relais sur la route des mines de Potosi. À partir du XIXe siècle, l’indépendance du Pérou en 1821, la centralisation ainsi que la révolution industrielle dont elle ne bénéficia pas, provoquèrent le marasme économique, la chute démographique, et donc le fort déclin de la ville.
La ville connait aujourd’hui une véritable renaissance due aux effets conjoints de l’essor du tourisme, suite notamment à la découverte du Machu Picchu en 1911, d’une politique d’urbaine dynamique et d’une pacification des différentes guérillas de la région, comme celle du Sentier lumineux dans les années 80. La ville, inscrite au patrimoine culturel de l’humanité depuis 1983, est désormais l’un des sites touristiques les plus attractifs du continent.

Patrimoine, musées et monuments : que voir à Cusco ?

La Place d’armes est le principal espace public de la ville de Cusco. Cette place existait déjà à l’époque inca comme un lieu de réunion et de célébration des cérémonies. Elle est entourée d’anciennes casonas, ces maisons de style colonial, ainsi que d’églises baroques construites sur les fondations des palais des Incas Viracocha, Pachacútec et Huayna Cápac. On y trouve notamment la cathédrale et l’église de la Compagnie de Jésus. C’est là que fut exécuté en 1781 le chef de la rébellion indépendantiste, José Gabriel Codorcanqui, dit Túpac Amaru II.

La cathédrale de Cusco est construite sur les fondations d’un palais Inca. C’est le bâtiment emblématique de la place d’armes de Cusco. Sa construction fut entreprit en 1559 et achevée un siècle plus tard. On utilisa des pierres extraites du site inca Sacsayhuamán.

L’église de la Compagnie de Jésus se trouve sur la Place d’armes aux côtés de la cathédrale, ce qui reflète l’importance de l’ordre jésuite au sein de l’Eglise locale. Bâti sur les fondations du palais inca Amarucancha, l’édifice fut inauguré en 1668. Son élégante façade encadrée de deux imposants clochers attire l’œil. À l’intérieur, l’église abrite notamment un maître-autel baroque surmonté d’un retable de plus de vingt mètres de haut, entièrement recouvert d’or. Dédié à la Vierge de l’Immaculée Conception, il est dominé par une haute statue au centre.

Le couvent Santo Domingo se dresse à l’endroit où fut construit le Qorikancha, le principal temple du culte du soleil et du panthéon des dieux incas à partir du règne de Pachacútec. Sa construction fut initiée en 1663 par l’Ordre des Prédicateurs. A l’intérieur, des arches et des colonnes de style classique ornées de peintures de l’école cusqueña, des boiseries passées à la feuille d’or ainsi qu’un nombre important d’objets liturgiques en argent forment un intérieur très représentatif de l’architecture et de l’art propre au Vice-Royaume du Pérou.

Le monastère de Santa Catalina est fondé en 1601 sur les fondations d’Akllawasi, la maison des vierges du Soleil. Les premières sœurs qui s’installèrent là étaient issues du monastère de Santa Catalina de la ville d’Arequipa, qu’elles quittèrent après un séisme. Ce couvent de l’Ordre dominicain est un immense et majestueux édifice récemment ouvert au public. On y trouve un large panel de pièces historiques appartenant au quotidien de la vie monastique durant les quatre derniers siècles. Ce quotidien est rendu plus palpable encore par la présence de mannequins représentant les différentes activités des religieuses. On visite ainsi le réfectoire, la salle d’étude, le noviciat, ou la magnifique salle du chapitre où se faisaient les réunions de la communauté. Cette dernière est particulièrement remarquable pour les fresques baroques qui ornent ses murs, représentant la supériorité des vertus de la vie ascétique sur les plaisirs du monde. Elles sont attribuées au fameux maître cusqueño Tadeo Escalante.

L’église et le couvent de la Merced se trouvent à deux pas de la Place d’armes. Il sont connus pour le cloître quadrangulaire considéré par beaucoup comme l’un des plus beaux d’Amérique. L’église de la Merced accueille les restes du conquistador espagnol Diego de Almagro et de son fils, Diego de Almagro dit el Mozo.
Découvrez l’intérieur du couvent

Les deux étages qui entourent le patio du cloître sont ornés de splendides plafonds mauresques en bois de cèdre, d’arches soutenues par des colonnes rectangulaires en pierre des Andes, ainsi que de précieuses fresques sur les murs.

L’église et le couvent San Francisco donnent son nom à la place sur lequel il se trouve, en plein cœur du centre historique de Cusco. Sa construction fut initiée en 1549 et s’acheva cent ans plus tard. Les bâtiments furent édifiés au moyen de pierres récupérées sur les antiques constructions incas des alentours.
Découvrez l’intérieur du couvent

Son cloître est le plus ancien de la ville, tandis que sa façade présente un aspect sobre et dénudé, dominée par l’imposante tour de pierre formant le clocher. Le maître-autel de l’église est de style néo-classique et dédié au saint patron de l’ordre : Saint François d’Assise.

L’église de San Blas se situe dans le quartier du même nom, dans la partie haute de la ville. Le quartier est particulièrement réputé pour ses artisans, dont les plus connus appartiennent à la famille Mendivil, célèbre depuis des siècles pour son savoir-faire en matière d’imagerie religieuse.
Dominant la Plaza San Blas, l’église est le symbole visuel le plus frappant du quartier. Elle fut construite sur les vestiges d’un temple inca dédié à Yllapa, le dieu du tonnerre, des éclairs et de la pluie. Son fronton est surmonté d’une tour de pierre dont la cime se divise en trois pour supporter les cloches de l’église. L’intérieur contient une chaire de bois sculptée, pièce classique de l’art colonial péruvien, ainsi qu’un immense maître-autel baroque recouvert de feuilles d’or.

Le Quartier de Santa Ana, Cusco se nommait Kamerka ou Carmenca à l’époque inca. La côte de Santa Ana était l’entrée principale de Cusco, et l’arc de Santa Ana permettait de surveiller les accès à La Convencion, Anta y Apurimac. Ilo est déjà signalé sur le plan le plus ancien de la ville, daté de 1643. Il occupe un terrain historique, où l’on retrouve encore des vestiges de céramiques et de pierres de l’époque Chanapata, datant de 700 ans avant JC.
Dès leur victoire en 1533, les colons espagnols jetèrent leur dévolu sur ce quartier, où ils firent bâtir une église dédiée à Santa Ana, à l’origine du nom actuel du site. Totalement détruite par le terrible tremblement de terre de 1650, cette église coloniale initialement d’adobe fut rebâtie avec une structure en pierre sur le modèle inca. Restaurée en 2012, elle accueille chaque 2 janvier les processions et offices religieux de la solennité du Señor du Cabildo, fêtés au rythme de danses traditionnelles comme le Capac negro. Le 26 juillet, elle célèbre la fête du Corpus Cristi de Santa Ana, avec des feux d’artifice la nuit antérieure puis avec un menu spécial le jour même : le cuy au four accompagné de la très traditionnelle crème de sept farines dite lawa, à base de fèves, quinua, blé, pois, pomme de terre déshydratée, maïs blanc et chumpi.

Le Marché central de Cusco est juste en face de la gare de San Pedro. Très prisé par les locaux, il permet de s’approvisionner à bon prix en produits frais et autres biens de consommation courants. Ce camaïeu de couleurs ravira les photographes qui parcourront les étals de fruits et légumes, viandes et poissons, fleurs et pharmacopées d’herbes médicinales. De nombreux stands invitent à consommer sur place les traditionnels ceviche, cuy, soupe de poule ou chicharon, le tout arrosé de chicha morada, boisson à base de maïs fermenté. Une bonne adresse pour acheter ses souvenirs de voyage et de l’artisanat local, en échappant aux attrapes touristes du centre.

Le Musée du Café est une invitation à découvrir la production locale des alentours de Cusco, ainsi que tout le processus riche et complexe qui mène de la culture à la dégustation du café. Son créateur Franz Trelles Polo y la Borda est en effet issu d’une dynastie de producteurs qui gère toujours le site de San Antonio, installé dans la Vallée de la Convención. On peut au choix siroter un des meilleurs cafés de la ville ou se laisser entraîner dans la visite très pédagogique au 2ème étage pour tout savoir sur l’impact de l’humidité, de la taille du grain de café et de son degré de torréfaction sur le goût.

Le Musée d’Art Précolombien (MAP) se trouve dans la Casa Cabrera, sur la Plaza de las Nazarenas. Il s’appuie sur les fondations de l’Amaruc’ta, maison d’éducation de l’élite inca de Cusco. Après l’arrivée des conquistadors, elle est convertie en couvent puis en orphelinat. Sa propriété passa par la suite à don Luis Jerónimo de Cabrera (XVIIe siècle) dont les armes sont inscrites sur la façade de l’édifice. A l’intérieur, le vestibule donne sur un magnifique patio, qui compte un bassin en son centre. Les couloirs finement décorés comme les riches balcons de l’étage donnent toute l’élégance à cette maison. Actuellement la Casa Cabrera est une filiale du Musée Larco de Lima, et abrite une collection de pièces archéologiques très bien mise en valeur. On y trouve par ailleurs un restaurant particulièrement bien intégré à l’ensemble.

Le Musée d’Art Religieux occupe le Palais épiscopal qui a été construit sur les fondations du palais de l’Inca Roca. L’édifice actuel a conservé les colossales pierres à douze angles propres à l’architecture inca, que l’on peut observer depuis la rue Hatunrumilloc. Sur ce mur s’élèvent les constructions en adobe du palais, ainsi que le balcon angulaire qui le caractérise. À l’intérieur, le large patio est entouré d’une galerie ponctuée d’arches, de portes de cèdre finement ouvragées, et d’azulejos de Venise. 

Le Musée Inka réunit une collection riche et variée de vestiges des civilisations précolombiennes, tels que des céramiques, sculptures, momies, textiles, outils ou encore bijoux. Il est géré par l’Université Nationale San Antonio Abad de Cusco qui l’a restauré après les dommages causés par le séisme de 1950. Il occupe un des plus beaux palais coloniaux au voisinage de la Place d’armes de Cusco. Bâtie au XVIIe siècle, cette demeure est dite « de l’amiral » parce qu’elle fut habitée par Francisco Aldrete Maldonado jusqu’à sa mort en 1643. L’écu qui figure au-dessus du portail d’entrée est celui de Pedro Peralta de los Ríos qui la reconstruisit par après le tremblement de terre de 1650.

Le Musée Machu Picchu occupe la Casa Concha, une superbe bâtisse coloniale du centre historique de Cuzco. Elle a été édifiée sur le Puka Markala où résidait le gouverneur inca Tupa Yupanqui. Dans le patio, des fouilles bien mises en valeur révèlent l’édifice inca, situé 2 m en dessous du rez de chaussée colonial. Le musée présente 366 objets découverts au Machu Picchu lors de l’expédition de Hiram Bingham en 1911, et restitués par l’Université de Yale en 2010 suite aux nombreuses réclamations de l’Etat péruvien. On voit aussi des ustensiles incas trouvés lors de la restauration de la Casa Concha.

Fêtes et événement à Cusco

Mars/avril : Semaine sainte La préparation de la fête de Pâques donne lieu à de grandes cérémonies et processions religieuses commémorant les différents épisodes des derniers jours du Christ, avant sa résurrection fêtée le dimanche de Pâques.
Début juin : la Fête de la bière Pendant trois jours Cusco met à l’honneur la bière nationale, la Cusqueña. Entre concerts de musique moderne et traditionnelle et défilés festifs, ce grand festival rassemble chaque année plus de jeune venant profiter de la fête en s’abreuvant de litres de bière.

Juin : La fête du Corpus Christi Le Corpus Christi a une place prépondérante dans le calendrier de la ville. La fête dure toute la semaine qui suit la Pentecôte. Elle commence par l’arrivée en procession vers la cathédrale de Cusco de quinze vierges et saints des paroisses des environs, et s’achève par la procession inverse. Pendant la fête, la Plaza de Armas déborde d’une foule en tenues colorées traditionnelles, animée par les musiques, jeux et danses traditionnels.

24 juin : L’Inti Raymi La fête du soleil était la fête principale du calendrier inca. Célébrée le 24 juin elle était organisée en l’honneur du soleil à l’occasion du solstice d’hiver. Aujourd’hui encore, la ville de Cusco est en liesse et une cérémonie se déroule à Sacsayhuamán, dans les environs.

1er août : Pachamama Raymi, le jour de la Terre Mère, marque le nouvel an andin. Cette date est très importante dans les traditions incas, aujourd’hui pour beaucoup disparues. Fêtée à différents endroits du département de Cusco selon des rites réinventés, on y célèbre la terre comme origine de la vie. Au cours de la cérémonie du pago a la tierra notamment, on y laisse en offrande des feuilles de coca, de la chicha de jora (bière de maïs) et des graines huyruros (semences sacrées).

Restaurants à Cusco

Le MAP Café propose une belle table dans une pièce vitrée épurée qui laisse admirer la belle architecture du patio du musée d’art précolombien. L’ambition de ce restaurant gastronomique est de réinventer des plats traditionnels péruviens avec une touche d’audace et de modernité. Par exemple, les canelonis de quinoa rouge et noir sont relevés de truffe blanche, et le ceviche de crevettes est servi chauffé a la piedra, sans oublier un dessert savamment élaboré à base de graines traditionnelles comme le sésame et le chia. La carte des vins est à la hauteur de cette élégante combinaison de saveurs.

Le pourtour de la Place d’armes Cusco offre une belle diversité d’adresses de bonne qualité pour déjeuner ou dîner avec une vue imprenable sur l’architecture coloniale du centre historique. Le Limo joue sur les deux registres de restaurant et bar avec sa belle carte de cocktails On peut y choisir les classiques des Andes comme le cuy grillé ou le steack d’alpaca, tout comme les spécialités nikkei issues de la fusion avec la gastronomie japonaise. Non loin de là, l’Inka Grill permet de découvrir la cuisine novo andine et des traditions gastronomiques de tout le pays. Créé en 1998, c’est un pionnier de ce renouveau gastronomique à Cusco.

C’est une véritable visite des diverses régions du Pérou qui est proposée chez le fameux ChiCha de Gastón Acurio, dont la carte s’organise entre terre et mer, à l’affût des traditions les plus typiques de chaque lieu: un régal pour les papilles curieuses de nouvelles saveurs! Pour des repas plus simples, Pacha Papa sert les plats traditionnels péruviens dans un agréable patio du quartier de San Blas.

Un coup de coeur particulier pour Greens Organic qui sert au bord de la place d’armes de savoureux produits biologiques pour la plupart cultivés dans leur potager du village voisin de Lamay. Son voisin Incanto s’est quant à lui spécialisé dans des plats italianophiles agréables.

Bars à Cusco

El Pisquerito est une des adresses les plus réputées de Cusco pour déguster l’incontournable pisco péruvien. Autre lieu qui vaut le coup d’œil, le Fallen Angel avec ses tables-aquarium, sur la place Nazarenas.

Les pubs classiques de la ville sont le Cross Keys, fondé par le consul honoraire d’Angleterre, le Norton Rat’s Tavern américain dont le beau balcon surplombe la place d’armes, ainsi que leurs pendants irlandais, le Paddy Flaherty’s et le Rosie O’Grady’s. Plus tard dans la nuit, la fête peut se poursuivre vers San Blas, après un passage au bar à shots La Chupitería.

Shopping

Pour des articles en laine de lama, d’alpaga ou de vigogne, Sol alpaca et Kuna sont les deux réseaux de boutiques de qualité présents dans les points touristiques majeurs du pays. Pour toute autre emplette d’artisanat péruvien, les magasins du centre ville sont plus chers et pas forcément plus authentiques que les marchés populaires. Les plus importants sont le Mercado de Artesanias situé à l’angle des avenues Sol et Tullumayo, la feria qui occupe la Plaza Tupac Amaru toutes les fins de semaine et le foisonnant marché San Pedro.

La petite boutique du Niños Hotel répartie entre les rues voisines Meloc et Fierro, permet de financer la Fundacion Niños Unidos Peruanos créée en 1996 par la hollandaise Jolanda van den Berg pour améliorer la vie quotidienne des enfants de la rue.

Plus près de la Place d’Armes, le magasin Pelazo de Arte de la rue Plateros se démarque par sa démarche éco-responsable dont naît une kyrielle de gadgets en matériel récupéré dans le style street art ou vintage.  C’est autour de la Plazoleta San Blas qu’on trouvera la plus forte concentration d’antiquaires, galeries d’art et boutiques de créateurs. Citons notamment L’Atelier By Grid d’une créatrice française installée rue Carmen Alto, la Puna Galerie plus insolite rue Santa Teresa, ou encore le Macondo Café Concepto, un concept store qui mêle galerie et café sur la cuesta San Blas.

Hôtels

Palacio Nazarenas est à l’abri d’épais murs incas, sur une jolie place. Ses 7 patios plantés d’herbes aromatiques et de fleurs régionales offrent un calme incroyable aux 55 suites. Il a l’exclusivité de la première piscine en plein air de la ville, un joli spa et un bar à cocktails. Une belle fontaine, des cloîtres, une bibliothèque de livres anciens et une chapelle témoignent du cachet colonial de ce palais.
Monasterio est un ancien monastère construit dès 1592, avec une chapelle baroque et une superbe collection d’art cusquénien. Aussi géré par Belmond, il offre le luxe du choix entre deux restaurants dans son vaste patio intérieur, derrière la Place d’armes.

La Casona, Inkaterra est le premier hôtel classé Relais & Chateaux du Pérou en 2010. Ancienne demeure coloniale espagnole du XVIe, elle est ornée de fresques et meubles d’époque. Les 11 suites réparties autour de patios et terrasses bénéficient de services de spa et massage.

El Mercado Tunqui est un charmant hôtel boutique géré par Mountain Lodges of Peru’s. Il a réussi  le pari d’une belle fusion entre le patrimoine colonial et les oeuvres de jeunes designers péruviens. Son agréable patio propose un servicede restauration de qualité, et la vue des balcons offre un panorama imprenable sur les hauts quartiers de la ville.

Casa Cartagena est un refuge intimiste au cœur du centre historique. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, elle compte 16 suites autour d’un patio traditionnel.
Palacio del Inka est une immense demeure de cinq siècles juste en face du Temple Koricancha. Le géant de l’hôtelerie de luxe Libertador est à même d’offrir 250 chambres tout en veillant aux attentions sur mesure. Spa, piscine intérieure et cave de dégustation agrémentent une superbe architecture décorée d’objets incas et de mobilier colonial.

Comment se rendre à Cusco

L’aéroport international Teniente Alejandro Velasco Astete se trouve à Quispiquilla, à seulement 10 minutes de la ville.
Le train Andean Explorer relie Puno à Cusco. Et les trois classes Hiram Bingham, Vistadome et Expedition de train Perú Rail font la jonction entre Poroy, à 30 min de Cusco, et Aguascalientes, aussi nommé Machu Picchu Pueblo.

Deux routes relient Arequipa à Cusco. La plus directe en distance, via Espinar y Sicuani, n’est pas goudronnée partout, et n’est donc pas conseillée pour les personnes qui conduisent leur propre voiture de location. L’autre route via Juliaca est plus sûre, mais remonte presque jusqu’à la Bolivie et compte donc environ 12 heures de trajet.
Depuis Tacna, à la frontière avec le Chili, Cusco est accessible via Arequipa ou via Juliaca et Puno, avec quasi 20 heures de route et le passage du col de La Raya à 4 313 m d’altitude.