Voyage à Lima, capitale du Pérou : séjours, information, tourisme

Voyage à Lima, Pérou. Information & tourisme.

Géographie, climat, histoire, fêtes, patrimoine, musées, monuments, hôtels, transports, environs.

Situation géographique de Lima

Capitale du Pérou, Lima s’étend sur 2 644,67 km² à l’ouest du pays, sur la côte Pacifique. La ville se trouve à 101 m d’altitude, et à la convergence des vallées de trois fleuves qui prennent leur source dans les hauts sommets des Andes : le Rio Rimac, le Rio Chillón et le Rio Lurín. C’est à l’estuaire du Rio Rimac, qui traverse la ville, que le Pérou trouve son principal port de pêche et de commerce : le port de Callao, à proximité duquel se trouve également l’aéroport international Jorge Chavez. Lima et son agglomération comptent environ treize millions d’habitants, soit près de la moitié de la population du Pérou.

Climat de Lima

De climat doux et frais toute l’année, la température de Lima oscille de 12 à 28ºC de novembre à avril, et stagne aux alentours de 14ºC de juin à septembre. S’il ne pleut quasiment jamais à Lima, en automne et en hiver (de mai à novembre), la ville est enveloppée d’une brume continuelle, la garúa. En été toutefois, les rayons du soleil percent le voile opaque, une légère brise marine balaye la chaleur de l’atmosphère, et se répand alors une sensation de fraîcheur liée à l’humidité ambiante (entre 80 et 100 % d’humidité relative tout au long de l’année). Voir notre fiche : Quand partir au Pérou.

Histoire de Lima

Lima apparait pour la première fois dans l’histoire écrite le 18 janvier 1535, lorsque le conquistador Francisco Pizarro décida d’établir officiellement sa capitale sur cet endroit de la côte Pacifique jusqu’alors vierge de toute installation humaine. Lima fût par la suite la capitale de la Vice-Royauté d’Amérique du Sud pendant quasiment trois siècles. Sa position stratégique de ville portuaire permettait d’établir une liaison maritime avec le Royaume d’Espagne. La date de la fondation de la ville coïncidant à quelques jours près avec la fête catholique de l’Epiphanie, soit la visite des Rois mages à la crèche, la cité fut baptisée la Ciudad de los Reyes, la Cité des Rois. La ville connut un développement florissant servi par un rayonnement toujours plus grand, notamment avec la création de la première université du continent, San Marcos, ouverte en 1551. Au comble de sa prospérité, en 1746, la ville fut détruite à 90% par un violent tremblement de terre, ce qui porta atteinte durablement à son essor. A l’indépendance du pays en 1821, Lima devint naturellement la capitale du nouvel état.

Centre historique

Plaza Mayor

La Plaza de Armas ou Plaza Mayor est la place la plus chargée d’histoire et de symboles de Lima. Située au cœur du centre historique de la ville, c’est ici que Francisco Pizarro a, dit-on, tracé de la pointe de son épée sur le sol le damier caractéristique des rues formant le quartier. Par ailleurs la place est entourée des principaux bâtiments officiels de la ville : le Palais du Gouvernement, résidence du Président de la République et siège de l’exécutif, la Cathédrale et la Mairie. On trouve également sur la Plaza Mayor le magnifique Palais de l’Archevêché.

Cathédrale de Lima

La cathédrale de Lima se trouve sur la place Mayor. Principal lieu de culte catholique, elle abrite également le Musée des Arts religieux. Commencée l’année même de la fondation de la cité en 1535, elle fut érigée sur un temple préhispanique dédié au soleil. L’édifice fut plusieurs fois détruit puis reconstruit après les différents tremblements de terre qui ont frappé la ville.

Palais de l’Archevêché

Le Palais de l’Archevêché, sur le flanc gauche de la Cathédrale, était fermé au public jusqu’en 2010. Aujourd’hui devenu un peu plus accessible, il consacre les recettes des entrées à la restauration des œuvres religieuses exposées. Parmi les objets les plus marquants de la dévotion populaire péruvienne, les chapelets de Sainte Rose de Lima et Saint Toribio de Mogrovejo, Évêque de Lima défenseur des indigènes au XVIe siècle. Elevée dès 1535 avec la Cathédrale, cette somptueuse demeure a été adoptée comme siège épiscopal sous Pape Paul III en 1541. Elle figure ainsi parmi les premiers archevêchés des Amériques, aux côtés de Saint Domingue, du Mexique, du royaume de La Plata et de San Salvador du Brésil.

Eglise de San Francisco

Tout près de la Plaza Mayor, l’église San Francisco a résisté aux tremblements de terre de Lima, depuis le XVIIe siècle. Cet emblème de l’art baroque péruvien héberge une impressionnante coupole mauresque, un monastère franciscain et une large bibliothèque avec plus de 25 000 ouvrages anciens, dont quelques-uns antérieurs à l’arrivée des Espagnols. Il est possible de visiter la crypte et ses passages sombres semblables aux catacombes romaines. On y trouve plus de 70.000 sépultures.

Eglise de Santo Domingo

L’église Santo Domingo est attenante à un monastère du XVIe siècle. Les intérieurs de ces édifices religieux sont décorés de peintures baroques ou encore de faïences espagnoles. Y reposent également les reliques de trois importants saints péruviens : San Juan Macias, Santa Rosa de Lima et San Martin de Porres, ce dernier étant le premier saint noir du continent.

Palais du Gouvernement

Le Palais du Gouvernement est le lieu clé de l’Etat péruvien, puisqu’il réunit sous le même toit les bureaux des ministres et la résidence du Président. Il occupe une place centrale dans Lima, entre la Plaza Mayor et le Río Rímac. C’est Francisco Pizarro qui a choisi cette position stratégique, au nord de la place de la ville qu’il a fondé le 18 janvier 1535, avec le même jardin dont le figuier actuel serait d’époque. Cette demeure devint un palais au fil des siècles, au goût notamment des vice-rois qui y vécurent, de Blasco Núñez de Vela à La Serna. José de San Martín le quitta assez vite pour une hacienda de La Magdalena, dans le quartier actuel de Pueblo Libre. Occupé pendant la guerre avec le Chili, il fut restauré de 1926 à 1938 selon les plans du Français Claude Antoine Sahut Laurent, puis Ricardo de Jaxa Malachowski. Les plus belles salles ne sont d’ailleurs pas sans évoquer le faste versaillais ; le salon doré à la feuille d’or préside aux remises de l’Ordre du Grand Soleil, et le salon des ambassadeurs reçoit les lettres de créance des diplomates ainsi que les chefs d’Etat étrangers. À midi, on peut y assister à la relève quotidienne des dragons du régiment de cavalerie Maréchal Nieto, créé par une mission militaire française en 1904.

Casa de la Littérature Péruvienne

Elle occupe l’ancienne station du train qui reliait Callao et Cerro de Pasco; elle tenait son nom de gare de Desamparados du couvent de Notre Dame des Desamparados autrefois mitoyen. Elle fut édifiée  en 1912 sur trois étages dans un style néo-classique français, selon le plan de l’architecte péruvien Rafael Marquina. On peut admirer notamment sa structure métallique, son vitrail Art Nouveau et son grand escalier principal. Elle organise régulièrement des événements autour des écrivains et de la lecture, et abrite un bibliothèque.

Casa de Correos y Telegrafos

La Casa de Correos y Telegrafos a été construite à la fin du XIXe siècle et se situe dans le centre historique de la capitale péruvienne. Elle est l’œuvre des célèbres architectes Emilio Pazo y Máximo Doig. Jusqu’en 1991, ce service avait le monopole des échanges de communications terrestres, soit des lettres et des télégraphes dans tout le pays. Aujourd’hui ce lieu met en avant cette histoire et abrite notamment le musée de la gastronomie péruvienne.

Passage du Correo central

Jolie ruelle aussi appelée passage Piura, il permet de communiquer directement du Jiron de la Union au Jiron Camaña, en parallèle à la Place d’armes, à deux pas du Palais du gouvernement. Sa verrière, autrefois parée de verres importés spécialement de Belgique, a été conçue par l’architecte Raúl Maria Pereyra en 1924. Il abrite aujourd’hui une multitude de petits stands de souvenirs, ainsi que l’entrée du musée de la poste et la philatélie du Pérou. On y voit aussi le porche du bureau des archives coloniales.

Casa Aliaga

Cette maison coloniale date de la fondation de la ville, et a pour particularité d’être toujours restée aux mains des descendants de son premier propriétaire, Jeronimo De Aliaga Ramírez, un capitaine de Pizarro qui l’avait méritée lors de la conquête espagnole. On y visite tout un pan de l’histoire de la ville, du style colonial à républicain, entre plafonds mauresques, fenêtres Art Nouveau, grilles de fer forgé espagnoles et tableaux cusquéniens. La maison est classée Monument historique depuis 1972, et propose aujourd’hui sur réservation des visites guidées, suivies d’un repas gastronomique dans ce cadre d’exception.

Plaza Francia

La Place de France se trouve au cœur de Lima, sur le Jirón Camana. La place telle qu’on la connait aujourd’hui est un don de la colonie française à Lima pour commémorer le centenaire de l’indépendance du Pérou en 1821. On y remarque un important monument en bronze représentant le père Jorge Dintilhac, fondateur de l’Université catholique pontificale du Pérou, ainsi que le mémorial de l’amiral français Bergasse du Petit Thouars pour son rôle dans la défense de Lima pendant l’occupation chilienne en 1880.

Plaza San Martin

La Plaza San Martín est considérée comme la deuxième plus grande place de la capitale. Elle fut inaugurée à l’occasion du centenaire de l’indépendance du Pérou, en 1821. Au centre de celle-ci place se dresse un monument dédié à Don José de San Martin, leader de l’indépendance péruvienne.

Casa Goyeneche

Aussi appelée palais Cavero selon le nom des premiers propriétaires, cette vaste demeure coloniale se situe dans le jirón Ucayali. Construite en 1771 par Ignacio Cavero y Vásquez de Acuña, elle fait face au palais de la famille de son et son épouse Micaela de Tagle. Elle appartient ensuite à José Matías Vásquez de Acuña, puis à la famille Goyeneche qui la vend en  1940 lau banquier Enrique Ayulo Pardo. Depuis 1971, elle est restaurée et maintenue par la Banque de Crédit. C’est l’une des premières maisons à avoir suivi la mode française au XVIIIe, notable dans les courbes Louis XV de ses boiseries, aux balcons et aux portes.

Eglise San Pedro de Lima

Construite par les Jésuites en 1638, c’est un des plus anciens édifices religieux de la capitale, parmi les rares à avoir résisté aux séismes successifs. Ses murs sont ornés de riches azulejos polychromes, et ses autels baroques sont couverts à la feuille d’or. Sa façade contraste par sa sobriété. Son clocher abrite un énorme bourdon, qui aurait sonné en 1821 pour fêter la Déclaration d’indépendance.

Maison Courret, Lima

Emblème de la mode Art Nouveau qui a influencé la bourgeaoisie liménienne au XIXe siècle, le studio de photographie Courret se remarque par ses lignes sinueuses qui imitent la nature et les ornements floraux. La sculpture qui représente une jeune femme au milieu de la façade serait le portrait de Clara Coutier, l’épouse d’Adolphe Dubreuil, associé français des frères Aquiles et Eugenio Courret. Leurs portraits de la vie quotidienne de la capitale donne un témoignage sans équivalent de la société de cette époque, avec des archives de 157.800 clichés.

Eglise de la Merced

Détruite et reconstruite à plusieurs reprises, l’église de la Merced a su garder son apparence originale. Sa façade de granit au style churrigueresque est particulièrement remarquable. C’est un lieu de pèlerinage pour les fidèles péruviens : elle est bâtie sur le lieu où s’est déroulée la première messe de la ville. A l’intérieur, on trouve la croix du père Urraca, connu pour ses visions de la vierge.

Palais Législatif

Le palais législatif, ou congrès de la République du Pérou est situé dans la rue Ayacucho, en plein centre historique de Lima. Commencé en 1904, il est inauguré le 24 septembre 1908, avant d’accueillir la chambre de députés en 1912, puis la chambre des sénateurs en 1939. Le plan est l’œuvre de l’architecte français Emilio Robert, ensuite relayé par le polonais Ricardo de Jaxa Malachowski. Il s’élève sur le terrain anciennement occupé par la chapelle de l’université de San Marcos et le couvent de la Charité. Son Hall des Pas Perdus, orné de 14 bustes d’hommes politiques péruviens importants, mène de la place Bolívar à l’hémicycle où siège le congrès péruvien. De l’autre côté, l’hémicycle Raúl Porras Barrenechea dédié au sénat de 1939 à 1993, accueille des événements variés depuis que le Pérou n’a plus qu’une chambre législative. Les plafonds des hémicycles sont ornés de fresques de l’Italien Víctor Altissimo autour d’un vitrail qui représente les allégories de l’art, la paix, la loi et la justice.

Centre Culturel Bellas Artes

Le Centre Bellas Arte met en exergue la culture à travers la formation, la réflexion et de nombreuses activités. Les thèmes abordés sont les arts, les sciences, et la technologie. Il permet une approche interculturelle sur différents domaines afin de promouvoir les progrès technologiques et les réalisations artistiques pour contribuer au développement national.

Musée des Arts et Traditions Populaires

Le musée des Arts et Traditions Populaires expose des objets artisanaux de l’ensemble du pays et de toutes époques. Il est composé d’un ensemble de 10 000 pièces ethnographiques, l’une des plus grande collections du pays. Le musée a pour but de perpétuer la sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel péruvien.

Panteón de los Próceres

Le Panthéon des Héros est un édifice en l’honneur des soldats péruviens qui ont combattus pour la liberté et la souveraineté de leur pays. Il a été édifié dans le centre historique, au sein d’une ancienne et magnifique église aux couleurs vives, l’iglesia San Carlos. Il rassemble de nombreuses reliques et œuvres qui présentent les héros de la nation, et permet aussi de découvrir la ferveur patriotique et l’histoire du Pérou. À l’intérieur se trouve un magnifique autel sculpté en acajou.

Plaza Italia

La place Italia, nommée aussi place de Santa Ana, est l’une des plus emblématiques du quartier de Barrios Altos. C’est également l’une des places symboliques de la déclaration de l’Indépendance du Pérou, le 28 Juillet 1821. C’est une place très paisible pour se promener et admirer la fontaine coloniale du XVIIe siècle.

Tour de l’Horloge

La tour de l’Horloge, placée au cœur du parc universitaire, est originaire d’Allemagne. En effet, c’est une offrande de la colonie allemande attribuée lors du centenaire de l’indépendance péruvienne.
Elle symbolise la reconnaissance du peuple allemand envers le Pérou pour l’hospitalité qu’il a fourni à d’innombrables allemands. À noter que la tour abrite un carillon de 15 cloches.

Quartier de San Isidro

Oliveraie de San Isidro

L’oliveraie de San Isidro compte quasiment 1.500 oliviers, qui s’étendent sur une superficie de 23 hectares en plein centre d’une des zones résidentielles les plus huppées de Lima. Elle a été classé Monument National en 1959 pour protéger ses arbres centenaires. Elle est aujourd’hui côtoyée par un petit lac et un joli parc autour desquels se dressent des ambassades, belles demeures et hôtels de haut standing.

Huaca Huallamarca

Situé dans le quartier résidentiel de San Isidro, Huaca Huallamarca est un des sites archéologiques majeurs de Lima. Il tient son nom des mots quechuas marca qui signifie village, Hualla, nom de la tribu qui l’occupait à l’arrivée des Incas. Les fouilles menées dès 1958 ont permis d’identifier trois périodes principales d’occupation, dont les vestiges sont exposés sur place dans un petit musée. On peut y voir des céramiques qui vont du style Maranga au style Chancay. Le lieu a successivement été utilisé comme temple par la culture Lima, du IIe siècle avant JC au IVe après JC, puis comme cimetière par la culture Ishma au XIe après JC, et enfin comme village sous l’empire inca aux XVe et XVIe siècles. Sa pyramide fut construite en briques d’adobes sur la même modèle que les temples voisins de Pucllana et Maranga dans la vallée du Rímac, et de Pachacamac sur le littoral. La fin de son usage comme temple correspond peut être à la construction du Huaca Pucllana voisin, situé dans l’actuel quartier de Miraflores.

Place Ovalo Gutierrez

La place Ovalo Gutierrez forme un ovale au centre duquel se dresse une colonne surplombée de l’archange saint Michel. Ce dernier est le saint patron du quartier de Miraflores et marque ainsi la limite avec le quartier de San Isidro. Cette place est prisée pour sa position centrale et les nombreux commerces des alentours.

Quartier de Miraflores

Pont Villena
Inauguré en 1968 pour relier Miraflores au reste de Lima, le pont Villena est un des symboles du quartier. Ses panneaux vitrés permettent de profiter d’une vue superbe sur l’Océan, en enjambant le vide laissé entre deux falaises côtières. Depuis février 2016, il est voisin du nouveau pont jumeau Villena Rey, qui permet de désengorger le trafic routier.

Le parc de l’Amour

Inauguré le 14 février 1993, c’est la promenade romantique par excellence le long du Malecón Cisneros, jusqu’à la sculpture monumentale El Beso du sculpteur péruvien Víctor Delfín. Au centre du quartier, le parc Miraflores, qui inclut le Parc Kennedy, est souvent animé par des artisans et musiciens. Il donne sur l’église de la médaille miraculeuse et la mairie, tout près de la populaire rue des pizzas. De l’autre côté, la falaise donne une vue imprenable sur l’Océan Pacifique, et l’on peut flâner entre les tours les plus modernes de la ville  jusqu’au shopping center Larcomar et sa belle offre de restaurants, cinémas et boutiques. Très prisé par la haute société liménienne et les étrangers, c’est le second quartier aux plus hauts revenus juste après San Isidro juste au nord, il accueille de nombreux clubs privés comme le Club Tenis Las Terrazas ou le Club Suizo.

La Costa Verde

La Costa Verde est la seule route qui longe l’océan Pacifique au pied des hautes falaises du sud au centre de Lima. Elle a été emménagée au moyen de terres pleins gagnés sur l’océan. Elle remplit la double fonction de voie rapide de la capitale et et d’accès direct aux plages grâce aux escaliers aménagés tout du long. Elle dessert le circuit des plages des quartiers de San Miguel, Magdalena, San Isidro, Miraflores, Barranco et Chorrillos.

Parapente au-dessus de la Costa Verde

Il est possible d’avoir une vue unique de Lima en survolant en parapente la Costa Verde, à Miraflores. Le départ se fait au niveau du Malecón Cisneros, non loin du Parc de l’Amour. La falaise surplombe de 100 m l’océan à cet endroit, et le courant d’air ascendant créé par la brise marine permet de gagner rapidement de la hauteur. On embrasse alors du regard la plage, l’océan Pacifique, le centre commercial Larcomar et toute la capitale.

Larcomar

Larcomar est le centre commercial situé au bout de l’avenue Larco, dans le quartier de Miraflores. C’est un des plus importants du Pérou, avec ses 500.000 visiteurs par mois. Construit en 1998 à la place du parc Salazar, il s’étend sur 45.000 m2, avec ses 4 niveaux où se répartissent plus de 200 boutiques, un complexe de cinéma, un théâtre, une discothèque et de nombreux restaurants. Son architecture en surplomb de la falaise offre un panorama privilégié sur l’océan Pacifique.

Huaca Pucllana

Le site archéologique de Huaca Pucllana impressionne par son étendue de 15 hectares aujourd’hui au beau milieu du tissu urbain de Lima, dans le quartier de Miraflores. C’est au Ve siècle que les habitants de la vallée de Lima commencèrent la construction de cet immense complexe pour marquer leur contrôle sur les ressources hydriques de la rive gauche du Rímac, et à se doter d’un centre de cérémonies grandiose. Leur technique de construction consistèrent en l’alignement de milliers de petites briques d’adobe sur divers étages, de la manière dont sont rangés des libres dans une bibliothèque. Au pied de la pyramide tronquée centrale, qui culmine à 23 m, on trouve un agréable restaurant dont la terrasse offre une vue imprenable sur le site.

Quartier de Barranco

Barranco signifie falaise : ce quartier bohème et romantique de Lima se trouve en bordure de l’Océan. Lieu de villégiature estivale des riches Limiens à partir de la fin du XIXe siècle, Barranco est aujourd’hui réputé pour abriter la résidence de nombreux intellectuels et artistes. C’est également le lieu de l’activité nocturne à Lima : pubs, discothèques, restaurants et peñas font le plein chaque soir et en toute saison.

Le Pont des soupirs

Le Pont des soupirs est construit en 1876 pour franchir l’escarpement qui sépare la rue Ayacucho de la rue Ermita. Bien qu’il n’y ait plus d’eau depuis longtemps dessous, c’est devenu un des lieux incontournables de Barranco. Détruit le 14 janvier 1881 par l’armée chilienne lors de la Guerre du Pacifique, il est reconstruit et occupe toujours une place particulière dans le cœur des riverains. La grande chanteuse de folklore Chabuca Granda lui a même dédié en 1960 une chanson devenue très connue. L’Ermita de Barranco de l’autre côté du pont est un édifice religieux partiellement détruit par les séismes. En dessous, la Bajada de Baños, un ancien chemin de pêcheurs, offre aujourd’hui une promenade pittoresque.

Musée Mario Testino (MATE)

Le MATE est le musée dédié à l’œuvre du photographe liménien Mario Testino. Sis dans une belle demeure typique du style républicain du XIXe, il se trouve au cœur du quartier de Barranco. Les collections permanentes s’organisent en salles thématiques. L’un des aspects les plus connus du travail du photographe est constitué de portraits de célébrités comme Kate Moss, Madonna ou Lady Diana. Une vidéo dévoile en fin de visite le travail de Mario Testino pour réaliser la série Alta Moda à Cusco.

Musée Pedro de Osma

Le musée Pedro de Osma, également dans le centre de Barranco, est aujourd’hui géré par la fondation Pedro et Angélica de Osma Gildemeister. Fondé en 1987, il expose la riche collection d’œuvres datant des XVIe, XVIIe et XVIIIe du vice-règne. Dès ses débuts en 1948, elle fut exposée dans la belle résidence secondaire construite en 1906 dans le style français par le père du collectionneur. Elle comprend notamment des peintures de l’école cusquénienne, des meubles du vice-règne et de la république, des œuvres d’orfèvrerie en argent, ainsi que quelques toiles de maîtres péruviens du XIXe. Après une interruption des visites suite au tremblement de terre de 1974, la maison est déclarée Monument National en 1980, et à nouveau ouverte au public en 1988 suite à des travaux de restauration.

Quartier de Santa Beatriz

Palais de Justice

Le Palais de justice de Lima est le siège de la Cour Suprême de Justice. Il s’élève sur la place très centrale du Paseo de los Héroes Navales, au début de l’avenue Paseo de la República, à côté de la statue en l’honneur de l’amiral Miguel Grau. Edifié entre 1929 et 1939 par Bruno Paprowsky, il s’inspire fortement du style éclectique du Palais de justice de Bruxelles, dessiné par Joseph Poelaert. Sa façade néoclassique est encadrée par deux lions de marbre, peut être plus nombreux avant la guerre du Pacifique.

Parc de l’Exposition

Le Parc de l’Exposition se situe à l’emplacement des anciennes enceintes sud de la ville, démolies en 1870. Il a été conçu dans le syle néo-renaissance par Manuel Atanasio Fuentes et Antonio Leonardi pour abriter l’exposition internationale de 1872. Réquisitionné pour un usage militaire lors de la guerre du Pacifique, il abrite ensuite le Centre civique de Lima, le Centre d’études militaires et historiques péruvien et le Musée d’art italien. Assez détérioré dans les années 1970’, le parc a retrouvé son lustre en 1990, avec l’ajout d’un lac et d’un amphithéâtre. On peut toujours y visiter les constructions réalisées à l’occasion du centenaire de l’indépendance, dont le Pavillon byzantin, ancien siège du ministère des Transports et des Communications, doit prochainement abriter le Musée Métropolitain de Lima. Son théâtre La Cabaña, sa scène en plein air  et son île des marionnettes ont une programmation culturelle pour petits et grands.

Musée des Arts de Lima (MALI)

Hébergé dans le Parc de l’Exposition, le Musée des Arts de Lima (MALI) est l’un des meilleurs exemples de l’éclectisme de l’architecture liménienne. Il fut bâti en 1871 à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance afin d’accueillir la première grande exposition publique au Pérou. Conçu par l’architecte Antonio Leonardi, cet édifice partiellement composé de structures de fer dans un style néo-renaissance était précurseur en Amérique Latine.  Entouré par des statues, des jardins et un zoo, le palais était le cœur de l’un des projets urbains les plus importants du XIXe siècle au Pérou, à l’instar des expositions européennes. Le Musée des Arts de Lima est aujourd’hui un pilier de la vie culturelle de la ville mais aussi du pays, et touche un public aussi nombreux qu’hétérogène.

Parc de la Reserva

A l’origine dans la continuité du Parc de l’Exposition, il est renommé Parc de la Reserva en hommage au troupes réservistes qui y stationnèrent lors de la guerre contre le Chili. Dessiné par l’architecte français Claude Sahut en 1926, il est orné de sculptures néo-folkloriques, dont la Casita andina du peintre indigéniste José Sabogal. Le jardin de 8 hectares est fréquenté par les sportifs liméniens, et prisé pour sa situation centrale, à l’intersection entre les 3 grands axes de communication du sud de la capitale (le Paseo de la República, l’avenue Petit Thouars et l’avenue Arequipa). Restauré en 2000, il abrite depuis 2007 le Circuit magique de l’eau, le plus grand complexe public de jets d’eau au monde, avec 13 fontaine dont l’une atteint 80 mètres de haut. Des spectacles de son et lumière y sont régulièrement organisé.

Stade National

Sur le côté nord du Parc de la Reserva, le Stade National accueille concerts et rencontres sportives de haut niveau depuis le 27 octobre 1952. On l’appelle aussi le Colosse de José Díaz,en référence à la rue voisine. Il a été le lieu d’une des pages les plus tragiques de l’histoire du sport péruvien, avec les émeutes du 24 mai 1964; lors d’un match de football entre le Pérou et l’Argentine pour les pré-sélections des J.O. de Tokyo, le refus d’un but péruvien par l’arbitre uruguayen entraîna des troubles qui se soldèrent par 300 morts et des milliers de blessés. Sa capacité est depuis limitée à 40.000 sièges. Siège de l’équipe nationale de football, il a été rénové en 2004 pour la Copa América et à nouveau inauguré en 2011.

Centre des Etudes Historiques Militaires du Pérou

Le Centre des Etudes Historiques Militaires du Pérou est situé au sein du Parc des Expositions de Lima. Il a pour intérêt d’éduquer, de cultiver, de promouvoir et de diffuser l’histoire générale et militaire du pays. De plus, il a pour but d’instaurer l’esprit patriotique au peuple péruvien.

Musée d’Art Italien

Construit par l’architecte milanais Gaetano Moretti en 1921, le musée d’Art Italien est un don de l’Italie pour célébrer le centenaire de l’Indépendance péruvienne. Situé au cœur du centre historique, son édifice dispose de six salles d’expositions et d’un jardin. Le musée bénéficie depuis plus d’un siècle de donations d’artistes italiens diverses telles que gravures, dessins, peintures à l’huile ou sculptures, notamment. À noter qu’il est l’unique musée public d’art européen du pays.

Palais Rimac

Situé au cœur du centre historique de la capitale péruvienne, le Palais Rimac a la particularité d’être le premier immeuble de la ville, construit en 1924. Il est notamment appelé le Palais français pour son style architectural des Beaux-arts. Cet édifice marque une étape de transition dans l’architecture péruvienne ; elle provient en effet d’un grand nombre d’architectes qui sont venus étudier en Europe. C’est un bâtiment qui se distingue par les matériaux utilisés pour sa contruction: béton, acier et briques.

Place Bolognesi

La place Bolognesi, inauguré au début du XXe siècle, est située dans le centre ville de la capitale. De par sa forme ovale, ce site abrite six routes radiales qui convergent vers la place. Au cœur de ce lieu se trouve un édifice en honneur au Colonel Francisco Bolognesi, héros de la bataille d’Arica durant la guerre du Pacifique. En haut de cette colonne se trouve une statue de Bolognesi, triomphant en levant un drapeau de la nation.

Quartiers de Chorillos, Rimac, Callao et autres

Quartier de Chorrillos

La Place San Pedro, aussi connu comme la Plaza Matriz de Chorrillos, abrite une belle fontaine ornée d’azulejos dans le style colonial du XVIe. Restaurée et mise en valeur par de nouveaux éclairages en 2010, elle est un lieu fréquenté de la vie sociale, à la fin du môle Grau. Tous les 29 juin, elle accueille les festivités de la fête patronale de Chorrillos, en l’honneur de saint Pierre choisi en raison de la longue histoire de pêche du lieu.

Mirador del Cerro San Cristóbal

El Cerro San Cristóbal, point culminant de Lima à une altitude de 400 m, se dresse entre le quartier du Rímac et celui de San Juan de Lurigancho. En journée, on y jouit d’une vue panoramique sur toute la ville, jusqu’aux plages de Chorrillos et l’île de San Lorenzo. La nuit, la croix lumineuse de 20 m de haut construite au sommet est visible à des kilomètres. C’est le conquistador Pizarro, fondateur de la ville, qui demanda à ce qu’une croix domine la ville à cet endroit, déjà sacré pour les indigènes qui venaient y faire des sacrifices à leurs dieux. De nos jours, des pèlerinages à la Croix de San Cristobal sont encore organisés, notamment au moment de la Semaine Sainte, avec d’impressionnantes commémorations théâtralisées du chemin du Christ vers le calvaire ou Via Christi.

Musée et église de los Descalzos

L’église de Los Descalzos, ou des Déchaussés, est située au bout de l’allée du même nom, une  promenade agréable située dans le quartier de Rimac, au pied de la colline San Cristobal. Le couvent attenant présente une massive façade rose construite en 1594. Aujourd’hui utilisé comme musée, il présente une des plus riches collections de peintures des écoles de Lima, Cusco et Quito à l’époque coloniale. On peut en profiter pour se promener dans les jardins, patios et cloîtres, ainsi que visiter les lieux de vie des Franciscains, dont  le réfectoire, l’infirmerie, la pharmacie, le cellier, la bibliothèque et l’imprimerie ont été reconstitués.

Eglise Santa Liberata

L’église Santa Liberata a été commandée en 1711 par le vice roi du Pérou. L’histoire raconte que le jeune serveur Fernando de Hurtado de Chávez avait volé un calice de valeur à l’église El Sagrario. Effrayé par les poursuites lancées par l’évêque de l’époque, il avait enterré les hosties consacrées que contenait le vase sacré au pied de l’Allée des Déchaussés,  lieu choisi pour élever l’église Santa Liberata. L’église porte ce nom en l’honneur de la martyre de l’empire romain, qui était aussi la sainte patronne du village originaire du vice roi. La paroisse abrite de nos jours le Seigneur Crucifié de Rímac, qui est le saint patron du quartier, ainsi que de la garde républicaine et des pompiers.

Plaza de Toros de Acho

La Plaza de Toros d’Acho est le nom des arènes de Lima où se déroulent du printemps à l’automne les corridas, dans la droite lignée de la tradition de tauromachie apportée par les colons espagnols. Bâties en 1760, elles sont les plus anciennes d’Amérique. Avec 17 000 places, elles font partie des plus grandes arènes au monde. Situées dans le quartier du Rimac, elles connaissent une effervescence particulière au moment de la fête du Seigneur des miracles. D’octobre à décembre, les plus grands toreros d’Amérique du Sud et d’Europe viennent y affronter des taureaux. Les arènes sont aussi dotées d’un musée exposant des habits de lumières des toreros au cours de l’histoire, ainsi que nombre d’œuvres ayant trait à la tauromachie.

Port et quartier de Callao

Situé à l’ouest de Lima, Callao est le port le plus important du Pérou. Il connut son apogée au XVIIe siècle alors qu’il était le premier port d’Amérique du Sud car seule zone d’échanges commerciaux avec l’Europe. Outre d’agréables plages (La Punta) et de belles villas des années 30, on trouve à Callao la forteresse du Roi Philippe construite en 1747 pour défendre la ville contre les attaques des corsaires et pirates. Elle était alors l’une des forteresses les plus imposantes d’Amérique. Depuis la Punta, on peut également partir de Callao pour accéder à l’Isla Palmino où se concentre la plus importante population d’otaries du Pérou.

Musée de l’Or, quartier de Surco

Cet édifice rassemble en son sein deux musées distincts : à l’étage, le musée des armes dans lequel est exposée une collection immense d’objets guerriers de toutes les époques et de tous les continents. Au rez-de-chaussée, protégé par les murs d’une gigantesque chambre forte, se trouve le musée de l’or à proprement parler. Les vitrines offrent au regard du visiteur une grande diversité d’objets, vêtements et ornements en or et en argent appartenant aux différentes cultures précolombiennes.

Musée de la Nation, quartier San Borja

Inauguré en 1988, le musée de la Nation expose des milliers de pièces originales à caractère archéologique, ethnographique et artistique appartenant aux différentes époques de l’histoire du Pérou. Il abrite également un centre culturel dans lequel se tiennent différentes activités promouvant le dynamisme culturel du pays. Le musée présente une exposition permanente retraçant l’histoire péruvienne de 2 500 ans avant Jésus Christ à aujourd’hui, ainsi qu’une exposition photographique illustrant les conflits et violences qui traversèrent le pays entre les années 1980 et 2000.

Quartier de Pueblo libre

Eglise Sainte Maria Magdalena

L’Eglise Sainte Maria Magdalena est l’une des plus anciennes de Lima; elle avait donné son nom au quartier de Magdalena Vieja, rebaptisé Pueblo Libre en 1821 par José de San Martín. Sa construction commença dès 1557 sur un terrain offert par le cacique de Lima Gonzalo Taulichusco à Joan de Aguilera, supérieur de l’ordre franciscain au Pérou, en présence du vice-roi Andrés Hurtado de Mendoza Marqués de Cañete, qui y approuva la création d’une mission d’évangélisation des indiens. La façade sobre de l’église contraste avec la magnificence de son autel majeur ainsi que de ses six retables mineurs et son grand pupitre, tous dorés et finement ouvragés. Les tremblements de terre l’abimèrent à diverses reprises, entraînant des reconstructions partielles d’un ensemble qui connut son âge d’or au XVIIIe siècle.

Musée Larco

Fondé en 1926 par l’archéologue Rafael Larco Hoyle, le Musée Larco présente de manière chronologique un panorama de 3 000 ans  de l’histoire du Pérou pré-hispanique. C’est l’un des musées les plus importants de Lima. Entouré de jardins, le musée prend place dans une maison vice-royale du XVIIIe siècle qui fut elle-même construite sur une pyramide du VIIe siècle, dans le quartier Pueblo Libre. On y trouve la majeure collection d’art précolombien, avec plus de 45 000 pièces de céramique, textile, bijoux, or et argent, ainsi qu’une collection d’art érotique de la même époque.

Musée national d’archéologie, anthropologie et histoire du Pérou

Le Musée national d’archéologie, anthropologie et histoire du Pérou fondé en 1822 est le musée le plus ancien du pays. Il expose des objets préhispaniques, artistiques, ainsi que des fonds documentaire, photographique et bibliographique de l’époque coloniale et républicaine.

Huaca Mateo Salado

La Huaca Mateo Salado se trouve à la frontière entre le quartier de Pueblo Libre et ceux de Cercado et Breña, juste au nord des parcs de Las Americas et de San Martin. Ce complexe archéologique est l’un des plus vastes de Lima avec ses 17 hectares antre les avneues Tingo María et Mariano Cornejo. Les archéologues y ont découvert 43 sépultures de la culture Ychsma qui occupa la basse vallée du Rímac dès 1100 après J.-C. Le site a ensuite été occupé par les Incas, et même par les premiers immigrants chinois vers 1870; on y a trouvé une sépulture sûrement effectuée là faute d’avoir accès aux rites catholiques. Ouvert au public en 2015 après des fouilles approfondies d’une des 5 pyramides, le site organise de nombreuses activités pour enfants et adultes; ateliers culturels et artistiques, projections de films et conférences d’histoire.

Dans les environs

Plages

L’agglomération de Lima offre une belle palette de plages au pied des falaises de Miraflores et Barranco. On peut citer notamment Waikiki, La Pampilla, Redondo ou Barranquito. Pour s’éloigner un peu de la ville, il suffit de longer la côte pour trouver les célèbres Playas del Sur, comme Punta Hermosa, Punta Negra ou San Bartolo, à 45 km au sud. Beaucoup y pratiquent le surf, la voile ou le windsurf.

Plage La Herradura

La plage La Herradura, l’une des plus réputées aux alentours de Lima, se situe dans la zone de Chorrillos, au sud de la ville. Elle est surplombée par un môle bien fourni en restaurants, bars et discothèques. Très prisée pendant la saison d’été par les citadins, elle est aussi fréquentée tout au long de l’année par des surfeurs en quête de belles vagues. A ne pas confondre avec l’autre plage du même nom située dans la zone de Huacho, au nord de Lima.

Les Pantanos de Villa

Les Pantanos de Villa sont des zones humides situées au sud de Lima, dans la zone de Chorillos. Composés de 285 hectares de marais constamment inondés et de lacs peu profonds, ils s’étendent sur 2.000 hectares. Ils abritent une grande biodiversité locale avec pas moins de 100 espèces d’oiseaux et 60 de plantes aquatiques, ainsi que des poissons, mollusques et batraciens, mais abritent aussi nombre d’oiseaux migrateurs. Dernière réserve naturelle dans les alentours de l’agglomération de Lima, elle a été répertoriée 25e Parc Métropolitain dès 1977. Une portion est classée depuis 2008 comme refuge de vie sylvestre au sein du SINANPE, Système National des Aires Naturelles Protégées par l’Etat, sous la responsabilité de l’organisme public du SERNANP, Service National des Aires Naturelles Protégées.

Fêtes et événements à Lima

18 janvier : Anniversaire de la fondation de Lima.
Concerts, parades et feux d’artifice embrasent les rues pour fêter la naissance de la ville.

28 et 29 juillet : Las Fiestas Patrías.
Célébration de l’indépendance du Pérou. Toutes les maisons pavoisent aux couleurs nationales dès le début de mois. Le 28, le lever du jour est salué par 21 coups de canon. Plus tard dans la journée c’est la grand messe et le Te Deum à la cathédrale basilique de Lima, auxquels assistent le Président de la République qui y prononce son grand discours annuel. Des feux d’artifices et des groupes de musique criolla viennent ensuite animer la soirée. Le 29, les forces armées défilent dans Lima.

30 août: Fiesta de Santa Rosa de Lima.
De grandes processions sont organisées à travers la ville en l’honneur de Sainte Rose, la patronne de Lima, qui fut en 1668 la première sainte d’Amérique.

Mois d’octobre : Fiesta del Señor de los Milagros (Le Seigneur des Miracles).
En octobre, Lima s’habille de violet pour les processions religieuses en l’honneur du Christ. Une copie de l’image de la fresque du Señor de los Milagros, exposée dans l’église du Nazaréen, est portée en procession dans les rues de Lima sur les épaules de fidèles regroupés en confréries. Le violet de la tenue des pénitents, la couleur de la passion du Christ, donne son surnom au mois d’octobre : le mois violet. C’est également l’occasion de la plus importante feria du pays au cours de laquelle les plus grands toreros d’Amérique latine et d’Europe viennent combattre les taureaux dans les arènes d’Acho.

31 octobre: Día de la Canción Criolla (Journée de la chanson criolla).
C’est une journée qui met à l’honneur la musique criolla et ses interprètes. La chanson criolla est un genre musical qui mélange des influences africaine, espagnole et andine. Ce jour-là les compositeurs et interprètes se réunissent pour jouer sur les places, centres musicaux et quartiers de toutes les classes sociales. Cette fête est également un symbole fort de l’affirmation de l’identité nationale péruvienne.

Gastronomie

La cuisine dite fusion, criolla ou novandina a atteint une renommée internationale grâce à la popularité du jeune chef Gaston Acurio. Les chefs péruviens fusionnent saveurs espagnole, andine, chinoise et africaine dans des plats tels que le ceviche, causa, anticucho, chaufa ou encore suspiro. En septembre a lieu la Feria Mistura de Gaston Acurio, vaste festival gastronomique avec plus de 300 000 visiteurs du monde entier, dont les plus grands chefs.

Restaurants

Les innombrables restaurants de Lima sont à la base de la révolution gastronomique en cours au Pérou. Le quartier de Miraflores regroupe la fine fleur de la cuisine sud-américaine. Courte sélection du meilleur de la cuisine de Lima : Astrid & Gaston, Cala, Central, Huaca Pucllana, Madam Tusan, La Mar Cebicheria, El Mercado ou La Rosa Nautica.

Bars

Les quartiers de Barranco et de Miraflores sont les plus indiqués pour trouver un bar branché ou traditionnel, vous y rencontrerez aussi un grand nombre de discothèques qui diffusent des rythmes tropicaux. Dans le centre, on peut faire une pause agréable au Cordano, bar historique de Lima, ou encore au café du musée Larco pour se remettre de la visite de ses très riches collections.

Shopping

Lima regorge de magasins, on y trouve aussi des marchés appelés indios ou incas, qui sont en fait des marchés permanents couverts où il est courant de négocier. On peut y acheter toute sorte d’artisanat comme des vêtements en alpaca, des chullos (bonnet péruvien), des bijoux en argent ou des objets de décoration et d’art provenant de tout le pays. D’une manière générale, les quartiers de Miraflores ou Barranco sont les plus indiqués pour y faire des emplettes. Ce sont des quartiers tranquilles mais animés avec cafés et restaurants. Parmi les adresses intéressantes: Neomutatis, vêtements de mode alternative; Lorena Pestana, bijoux au style amazonien ; Dédalo, artisanat et objets d’art.

Hôtels

Hôtel B
Classé Relais & Château, cet hôtel se trouve dans une demeure Belle Époque de 1914, œuvre du Français Claude Sahut, à l’origine de la réfaction du Palais du Gouverneur. Vitrine de la scène artistique émergente au cœur du quartier de galeries de Barranco, il jouit d’une belle lumière, grâce aux terrasses et plafonds très hauts.

Casa Andina Private Collection Miraflores
Le Casa Andina propose une fusion harmonieuse entre une bâtisse coloniale traditionnelle et un ameublement au design contemporain.

Belmond Miraflores Park
Avec une vue imprenable sur l’Océan Pacifique, ce grand hôtel se situe en surplomb du Malecón de la Reserva, dont les grands espaces abritent une piscine, une terrasse et des salles de convention.

Second Home
Havre de paix au cœur de Barranco, cet hôtel dispose de huit chambres, et possède jardin et terrasses avec une vue imprenable sur l’océan. Résidence permanente du sculpteur Victor Delfin ; il a insufflé un bel esprit bohème à cette construction de style Tudor.

Casa Inca Miraflores
La Casa Inca de Miraflores propose 16 chambres au calme, en plein centre ville. Un emplacement idéal, à 2 pas du Malecón de la Reserva, en surplomb des plages de Barranco et Chorillos. A quelques pas seulement du centre commercial Larcomar où flâne souvent la société péruvienne.

Transports

Entre l’aéroport international Jorge Chavez, dans le district du port de Callao, et Lima il est possible de prendre un taxi pour parcourir les 12 km qui les séparent via la route 1, qui longe toute la côte du Pérou de Trujillo au nord et Arequipa au sud. Il est également possible de venir de l’est par la route 20 qui passe par La Oroya et permet de rejoindre Cuzco.