Volcans et séismes au Pérou

Volcans et séismes au Pérou

Situé au niveau de la ceinture de feu du Pacifique, le Pérou est sujet à de nombreux mouvements tectoniques; tandis que l’on trouve la majorité des volcans dans le sud du pays.

Les séismes historiques et leurs conséquences

Situé au niveau de la ceinture de feu du Pacifique, le Pérou est sujet à de nombreux mouvements tectoniques dus à la rencontre de deux plaques tectoniques aux trajectoires différentes. La plaque dite de Nasca avance de 7,5 cm par an sous la plaque continentale du Pérou. Cette poussée colossale a peu à peu formé la cordillère des Andes qui sépare la côte péruvienne de l’Amazonie et continue de provoquer des secousses fréquentes, bien que légères. Quelques catastrophes naturelles ont marqué l’histoire du pays. Ainsi, le 28 octobre 1746  un tsunami inonde une bonne part du Callao, causant la disparition de 20% de la population de l’époque et la destruction quasi complète de Lima. En 1950, le monastère de Santo Domingo de Cusco s’effondre sous les secousses, révélant les vestiges incas sur lesquels il s’est construit.

Formation andine

Le 31 mai 1970, un tremblement de terre enterre totalement le village d’Yungay sous une avalanche qui ne laisse dépasser que la cime de quelques palmiers. Le 23 Juin 2001, les secousses touchent Arequipa, au sud du pays, en provoquant notamment l’écroulement d’une des tours de la Cathédrale de la Plaza de Armas. Plus récemment, le 25 septembre 2005, c’est Moyobamba au nord qui est frappé, avec le troisième séisme de la décennie à atteindre une magnitude supérieure à 7 sur l’échelle de Richter. Sur ses côtes, le Pérou est aussi exposé à un risque de tsunami, ce raz-de-marée brutal provoqué par l’accumulation des ondes des séismes dans l’eau. La tradition fait mémoire de vagues hautes de 20 m le 9 juillet 1586, de 16 m le 24 novembre 1604 ou encore de 24 m le 28 octobre 1746 sur Callao.

Activité volcanique

Au Pérou les volcans se concentrent dans le sud principalement. Arequipa tire d’ailleurs son surnom de ville blanche du sillar, pierre volcanique claire avec laquelle elle a été construite. Seule une coulée gigantesque suite à une éruption démesurée il y a un à deux millions d’année suffirait à expliquer cette présence de roche volcanique en si grande quantité. Autre héritage de la forte activité volcanique antérieure, toute la zone voisine du Misti jouit d’une terre très fertile et propice à l’agriculture.

Arequipa est entourée des célèbres Misti,  Chachani et Picchu Picchu qui jouaient un rôle important dans les rituels incas. Le Picchu Picchu, qui culmine à 5 515 m, est un volcan éteint dans lequel on a retrouvé les traces  de trois corps d’enfants offerts en sacrifice aux divinités il y a des siècles. Le Misti est encore actif et a menacé bien des fois la ville du haut de ses 5 822 m. De 1440 à 1470, le volcan a eu des éruptions si violentes que l’empereur inca Pachacutec dut se déplacer en personne et offrir des sacrifices. 6 corps d’enfants ont d’ailleurs été retrouvés au sommet. Il eut la chance que le phénomène se calme devant lui, ce qui le confirma dans son statut de fils du Soleil. Des vestiges similaires ont été mis au jour sur l’Ampato à 6 310 m ; 4 enfants sacrifiés dont la fameuse Juanita, ou encore sur le Sabancaya à 5 980 m. Autre volcan toujours en activité, le Huayanaputina est connu pour son explosion gigantesque du 19 février 1600, qui plongea toute la région dans l’obscurité pendant près de deux mois, et dont des cendres auraient été retrouvées jusqu’au Groenland.

Actualités sur le site de l’Institut de géophysique du Pérou.