Voyage dans la Cordillère centrale du Pérou : séjours et guide, information, tourisme

Voyage dans la cordillère, Pérou : séjours et guide, information, tourisme

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CAJAMARCA - VOIR NOTRE DOSSIER SPECIAL

Située à 2.750 m d’altitude, Cajamarca est une jolie petite ville au fort héritage colonial entourée de collines verdoyantes. La ville s’est développée depuis le XVIIIe siècle avec l’exploitation de ses mines d’or. Sa Place d’Armes a vu se tourner la dernière page de l’histoire des Incas, avec la capture du dernier empereur Atahualpa par les Espagnols en 1532. Au bord se dresse le seul édifice témoin de l’époque inca, la Chambre de la Rançon où Pizarro maintint captif Atahualpa, le temps de se faire verser les 6 000 kg d’or et 12 000 kg d’argent demandés en échange de sa libération qui n’eut jamais lieu, puisqu’il fut exécuté un an plus tard. La place est bordée de la cathédrale, l’église San Francisco et de belles maisons baroques. Egalement situé dans le centre de la ville, le complexe de Belén vaut la visite, avec sa jolie église rococo et ses petits musées d’archéologie. La ville est connue pour son carnaval, le plus réputé du Pérou.

CHACHAPOYAS

Fondée en 1538 sur les rives du río Utcubamba, à 2335 m d’altitude et 330 km au nord est de Cajamarca, Chachapoyas est une petite ville à l’écart, située dans la jungle de la cordillère orientale. Reliée seulement par avion à Lima en 1930, puis à la côte par la route en 1960, elle est longtemps restée loin des circuits touristiques, ce qui a préservé la culture Chachapoya. Cette culture entre jungle et montagnes est d’autant plus originale qu’elle a fortement résisté à l’invasion par la culture Inca, jusqu’à une soumission partielle à Tupac Yupanqui en 1475, qui n’a pas empêché son alliance temporaire avec les Espagnols au XVIe siècle pour se libérer de l’empire Inca. C’est aujourd’hui une jolie petite ville coloniale organisée autour de sa Place d’Armes et de son marché populaire.

CHUTES DE GOCTA

Classées parmi les dix plus hautes cascades du monde, les chutes de Gocta atteignent 771 m de haut, en deux chutes successives. Elles sont accessibles au terme d’une randonnée d’environ 2 heures depuis le  village de Cocachimba. Elles sont alimentée par le rio Cocahuayco qui fait tourner un moulin et forme d’autres chutes d’eau plus petites le long du chemin.

SARCOPHAGES DE KARAJIA

A 80 km au nord-ouest de Chachapoyas, une corniche abrupte au dessus du village de Karajia renferme de grands sarcophages anthropomorphes d’adobe, aussi appelés purumachus. Chacun est individualisé par une grande coiffe de terre séchée. On peut les admirer perchés le long de la falaise au dessus des gorges du rio Uctubamba. Ils renferment des momies de la culture chachapoya.

CITADELLE DE KUELAP

Site archéologique majeur de la culture Chachapoya, il fut découvert en 1843 par Juan Crisostomo Nieto, sur un sommet escarpé enfoui sous la végétation de la jungle. Cette forteresse de 600 m de long est protégée par des murailles de 10 m de haut, bâties de 100.000 blocs de granit rose. C’était une place forte militaire imprenable, accessible seulement par trois entrées très étroites et escarpées. 3.000 habitants y vivaient à son apogée, dans des maisons rondes en pierre coiffée d’un toit de chaume. Le Pueblo Alto situé sur la terrasse supérieure abritait l’élite, à l’abri du Torréon, une tour carrée et trapue. La vue y est spectaculaire, en surplomb de la Cordillère Centrale et des vallées du Gran Villaya.

NECROPOLE DE REVASH

Plus au sud dans la vallée d’Uctubamba, la nécropole de Revash est accessible après deux heures de marche depuis le village de Yerbabuena. Site emblématique de la culture Chachapoya, il se compose d’édifices funéraires troglodytes, construits parfois très haut dans le flanc de la falaise calcaire. Il est possible de visiter deux des tombes les plus basses, après une ascension escarpée dans la montagne. Découvert par le Français Charles Wiener en 1881, le site a été fouillé en 1987 lors de l’expédition Antinsuyo. On y voit toujours des ossements et peintures rupestres de motifs sacrés anthropomorphes ou géométriques sur les parois rouges et beiges.

LEIMEBAMBA

Le village de Leimebamba offre une jolie halte sur la route qui relie les majeurs sites de la culture chachapoyas avec la ville de Cajamarca. Très traditionnel avec ses façades de pierre et sa petite place face à l’église, il semble immuable.

MUSEE MALLKI

Suite à la découverte d’un extraordinaire site funéraire chachapoyas au bord du lac des Condors en 1997, la communauté locale de Leimebamba fait déplacer sous l’impulsion de Sonia Guillen la plupart des momies dans le Musée Mallki créé pour les conserver. Diverses salles expliquent la culture Chachapoya avant de montrer les momies soustraites à leur environnement originel.

LAC DES CONDORS

Tout au bout de cette vallée d’Uctubamba, à 10h de route au sud-est de Leimebamba, l’archéologue F. Kauffman Doig découvre en mai 1997 une nécropole à flanc de la falaise qui surplombe le Lac des Condors. Des petits édifices dans le style des chullpas renferment pas moins de 280 momies enveloppées de tissus avec leurs offrandes funéraires. Il n’est pas possible de visiter le site qui est situé dans une zone protégée. Mais le fruit des recherches archéologiques a été mis en valeur dans un musée plus accessible de Leimebamba.

GRAN PAJATEN

Le Gran Pajatén est un site archéologique chachapoya très difficile d’accès, au coeur du Parc national Río Abiseo, entre les ríos Marañón et Huallaga. Seul un trek de 3 jours dans une jungle inextricable permet de s’y rendre depuis le village de Pataz, lui-même à 2 heures de route de Chagual. Ses 20 constructions rondes en pierre, de 2 à 15 mètres de diamètre, sont entourées de terrasses à flanc de coteau sur 2 hectares, à 2 850 m d’altitude. Des mosaïques de pierre ornent tout le tour des façades de frises d’animaux et de motifs géométriques, notamment des zig-zags et des crânes à ailes de condors. En 1965, le chercheur Gene Savoy et les équipes gouvernementales dégagent la végétation abondante, ce qui a pour effet d’empirer la détérioration des ruines. L’archéologue Duccio Bonavia est le premier à  mener des études plus scientifiques en 1968. Classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco en 1992, il est reconnu comme monument en péril par « World Monuments Watch » en 2014. 

BALSAS

Balsas est un petit village de 1.000 habitants qui marque le passage d’une rive à l’autre du rio Marañón, ainsi que la limite entre les départements Amazonas et Cajamarca. Il profite des bonnes conditions d’irrigation du fond de la vallée pour vivre de culture de fruits et légumes. Son marché entre la place et le pont permet de déguster de délicieuses mangues ou autres fruits d’époque.

CELENDIN

Celendín est la capitale de la province qui porte son nom, dans le département de Cajamarca. Les noms de famille des habitants les plus anciens de la ville indiquent l’influence d’une vague d’émigration de Juifs sépharades, exilés au XVIIIe siècle de Galicie et du Portugal.  On y fait de très beaux panamas grâce à un long savoir faire artisanal.

BOSQUET DE PIERRES DE CUMBE MAYO

A 20 km au sud ouest de Cajamarca, le site de Cumbe Mayo offre une belle forêt de roches volcaniques sculptées par l’érosion, appelée Los Frailones ou moines de pierre. On peut accéder à Cumbe Mayo par un sentier qui part du mont Santa Apollonia et qui surplombe Cajamarca.

AQUEDUC DE CUMBE MAYO

Le site de Cumbe Mayo est surtout célèbre pour ses installations hydrauliques pré-incas, qui remontent à 1.500 ans avant J.-C. Il collecte l’eau qui ruisselle des montagnes des alentours, et l’achemine jusqu’à la cité de Cajamarca. Cette dernière ne souffrant pas de sécheresse, on suppose que la fonction de ce chef-d’œuvre architectural était surtout rituelle. L’objectif était peut-être aussi de marquer le lieu de division des eaux entre le bassin pacifique et le bassin atlantique. On y trouve notamment un aqueduc creusé, taillé à même la roche volcanique sur 9 km et en zig-zag, avec pas moins de 50 cm de profondeur et 30 cm de large, mais aussi un sanctuaire bâti dans une excavation et des grottes ornées de pétroglyphes.

VENTANILLAS D'OTUZCO ET COMBAYO

Les Ventanillas d’Otuzco et Combayo sont des nécropoles précolombiennes dont les plus anciennes datent de la culture Cajamarca, en 200 avant J.-C., quoique le site ait été utilisé bien plus tard. La Ventanilla d’Otuzco est plus accessible, à 8 km de Cajamarca, tandis que celle de Combayo est plus éloignée. Les tombes sont bien conservées, à l’abri des rochers.

SITE DE KUNTUR HUASI

A mi-chemin entre Cajamarca et le littoral, Kuntur Huasi, qui signifie demeure du condor en Quechua,  est une forteresse érigée sur l’éperon rocheux du Cerro Copa. Elle se constitue de trois plateformes surmontée d’un temple en pyramide. On peut y admirer des monolithes de la culture Chavin sculptés en forme de félin ou de condor.

MUSEE DE KUNTUR HUASI

Des fouilles ont mis à jour des céramiques de la culture Cupinisque, ainsi qu’une couronne d’or laminé ornée de 24 visages, sûrement signe de la sépulture d’un prêtre ou d’un haut dignitaire.

HUARAZ - VOIR NOTRE DOSSIER SPECIAL

Quasiment rayée de la carte par le même tremblement de terre de 1970, Huaraz s’est reconstruite à côté de son ancien site, à 3.090 m d’altitude entre la Cordillère blanche et la Cordillère noire. C’est une bonne base arrière pour les treks dans la Cordillère. Son petit musée archéologique explique les cultures précolombiennes de la région d’Ancash. Surplombant la ville à 2 km au sud-est, le mirador de Rataquena offre un splendide panorama sur les deux Cordillères.

PARC HUASCARÁN - VOIR NOTRE DOSSIER SPECIAL

Portant le nom de la plus haute montagne du Pérou qui culmine à 6768 m, le Parc national Huascarán étend ses 3400 km² sur la quasi-totalité de la Cordillère blanche. Ses contours furent tracés en 1975, et il fut inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité en 1985. Outre une flore unique et une faune riche de ses importantes populations de lamas et alpagas vivant en libertés, le Parc se caractérise par ses 296 lacs de haute montagne et ses 663 glaciers. C’est aussi de cette région qu’on trouve l’étrange puya raimondi, une plante dont la tige peut atteindre 10 m de haut et ne fleurit en moyenne qu’environ tous les demis siècles. Le parc est accessible depuis les villes de Huaraz, Yungay et Caraz.

CORDILLÈRE BLANCHE - VOIR NOTRE DOSSIER SPECIAL

La Cordillère Blanche est une chaîne des Andes péruviennes. Il s’agit de la cordillère tropicale la plus haute du monde. S’étendant sur 180 kilomètres, elle est composée de 35 sommets de plus de 6.000 m d’altitude, soit les montagnes les plus hautes d’Amérique du Sud. On y trouve notamment le majestueux sommet neigeux Alpamayo (5.947m), ainsi que le Huascarán (6.768 m), le sommet le plus haut du Pérou. Située en zone tropicale, la Cordillère Blanche paye un lourd tribut au réchauffement climatique qui fait fondre ses glaciers un peu plus chaque année.

CORDILLÈRE NOIRE

La Cordillère Noire s’étend à l’ombre de sa sœur aînée la Cordillère Blanche dont les hauts pics de glace cachent les rayons du soleil. La cordillère Noire doit son nom au contraste entre ses faces rocheuses et arides et les pentes immaculées de la cordillère blanche. Ses pics les plus hauts n’atteignent pas non plus la hauteur de ceux de son homologue immaculée : le Coñocranra culmine à 5.181 m.

CANYON DEL PATO

Le Canyon del Pato s’étend dans l’interstice entre les Cordillères Blanche et Noire, qui ne sont séparées que par 2 m à l’endroit le plus étroit. Très impressionnant, il comprend 35 tunnels qui traversent des formations rocheuses naturelles impressionnantes, sculptées par l’érosion. La route de 35 km qui relie Huallanca à Caraz surplombe le torrent Santa dans un paysage lunaire. Il commence à 20 km au nord de Caraz et fait 13 km jusqu’à Huallanca.

CALLEJON DE HUAYLAS

Le Callejón de Huaylas suit la vallée du rio Santa, qui relie le lac Conococha au canyon du Pato, dans la région d’Ancash. C’est un canyon long de 200 km et étroit de 8  km, surplombé de 35 pics à plus de 6.000 m d’altitude, aux pentes enneigés et aux vastes glaciers. Surnommé la Suisse Péruvienne, il fait la jonction entre la Cordillère blanche et la Cordillère Noire. Le long du río Santa s’égrainent de jolis villages et villes andines aux traditions agricoles et pastorales ancestrales.

CORDILLÈRE DE HUAYHUASH

Dans la continuité de la Cordillère blanche à 150 km au sud de Huaraz, la spectaculaire cordillère de Huayhuash est moins connue et plus sauvage que les Cordillères Noire et Blanche. Elle demande donc de meilleures conditions physiques pour accéder à ses paysages de glaciers, lacs et pics enneigés. Longue de 40 km, elle est dominée par le Yarupajá, le deuxième plus haut sommet du Pérou qui culmine à  6.634 m.

CARAZ

Les glaciers et neiges éternelles les plus impressionnants qui encerclent le village de Caraz sont Huandoy, bordé du lac Parón à 6.395 m, Santa Cruz à 6.259 m, ainsi que Caraz I et II, et Alpamayo autour de 6.000 m d’altitude. Le mont Alapamayo est particulièrement apprécié pour sa forme parfaitement géométrique.

YUNGAY

Yungay, un des villages situés dans le Callejón de Huaylas, se situe à 1 km de l’ancienne ville, enterrée par l’énorme avalanche de 10.000 m³ de pierres et glaces détachée du mont Huascarán par le séisme du 1 mai 1970. Seulement 300 personnes y ont survécu, et on compte près de 20.000 victimes sur la localité, à la mémoire desquels a été édifié un lieu de recueillement.

LAC 69

Le lac 69 est une belle étendue d’eau turquoise à 4650 m d’altitude, au nord de la Cordillère Blanche. Située au pied du sommet enneigé Chacraraju, il offre un beau panorama sur les autres pics de la zone du Parc national Huascarán : Huascarán et Chopicalqui à l’est, et Huandoy et Pisco à l’ouest. Il est accessible par la route qui longe le rio Santa depuis le village de Yungay.

LAGUNE LLANGANUCO

La lagune Llanganuco est en réalité un défilé montagneux composé de deux lacs. Le lac Chinancocha est à 3.850 m d’altitude, et donc légèrement en contrebas du second lac Orconcocha, à 3.860 m d’altitude. La tradition veut que ces lacs représentent la dualité de la cosmogonie andine, le lac Orconcocha symbolisant le principe masculin qui se déverse dans le lac Chinancocha, symbole du féminin.

LAC CHURUP

Le  lac Churup se trouve à 4.450 m d’altitude dans le Parc national Huascarán, à proximité de Huaraz. Cette belle étendue d’eau, où se reflètent les sommets des alentours, est surplombée par le glacier Churup qui culmine à 5.496 m. C’est le glacier de la montagne du même nom qui remplit le lac avant d’alimenter le rio Auqui qui serpente dans la vallée Quillcayhuanca.

COL DE PORTACHUELO

Le col de Portachuelo est un mirador naturel à 45 km à l’est de Yungay. Situé à 4.767 m d’altitude, c’est l’un des lieux culminants de la Cordillère Blanche.  Composé de roches noires, enneigées seulement l’hiver, il marque la jonction entre le Callejón de Huaylas et le Callejón de Conchucos.  La route qui serpente d’en bas peut donner le vertige, mais le sommet offre une vue imprenable sur tous les sommets environnants, Huascarán, Pisco, Huandoy, Chacraraju ainsi que les lacs Chinancocha et  Orconcocha de la lagune de Llanganuco.

CIRQUE DU LAC PARÓN

A 32 km à l’est de Caraz, le lac de Parón est la réserve d’eau douce la plus importante du Callejón de Huaylas, avec 3 km de long sur 700 m. Située à 4.185 m d’altitude, elle est surplombée par un cirque entouré de massifs superbes : Huandoy (6.395 m), Pisco(5.747 m), Chacraraju(6.112 m), Pirámide de Garcilaso (5.885 m), Paria (5.600 m), Artesonraju (6.025 m) et Caraz (6.025 m).

CALLEJÓN DE CONCHUCOS

Le Callejón de Conchucos est un ensemble de vallées agricoles situées sur la sierra orientale d’Ancash. Il s’étend sur 240 km de la Cordillère Blanche, pour 60 km de large. Il va de 1.546 m d’altitude au creux du canyon du Marañón jusqu’à 5.587 m d’altitude au sommet Perlilla. Il comprend de nombreux vestiges des cultures Huari et Chavín, comme le fameux site Chavín de Huantar. Il est aussi intéressant de faire escale à Chacas, un petit village andin typique devenu un lieu de grande maîtrise de l’artisanat, notamment du verre et du bois grâce à la mission Mato Grosso lancée en 1976 par le prêtre de Don Bosco Ugo de Censi.

CHAVÍN DE HUÁNTAR

Situé à 3200 m d’altitude à une centaine de kilomètres de Huaraz, Chavín de Huántar est un site majeur de l’archéologie péruvienne, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco. Au cours du premier millénaire de notre ère, il fut le plus important centre cérémoniel de la Cordillère. L’édifice principal, la Grande Pyramide, dresse sa haute silhouette de granit de 75 m de long et 13 m de largeur, au bord d’une place et d’une esplanade. Elle s’étend également en sous-sol avec des galeries souterraines décorées de bas-reliefs et de monolithes.  L’intérieur de la pyramide abrite le Temple de Lanzón, datant de 1200 av. J.-C. Joyau de la culture Chavin, on y trouve de nombreuses représentations de ses divinités. A proximité du site se trouve le musée dans lequel sont exposées les plus belles pièces découvertes sur le site.

SITE ARCHÉOLOGIQUE DE KOTOSH

Plus au sud, Kotosh se situe à 4 km de la ville d’Huánuco. Le site, occupé de 2.000 avant J.-C. au IIème siècle après J.-C., est peut être le plus ancien du continent, et présente les vestiges d’édifices de diverses cultures précolombiennes.  Le plus connu est le temple de las Manos Cruzadas, dont les murs de 9,5 m de long environ pour 2,8 m de haut sont ornés d’un enduit blanc ainsi que de niches trapézoïdales. C’est la sculpture de mains croisées en terre qui a donné son nom au temple. Il est découvert dans les années 1960 par l’archéologue japonais Seiichi Izumi, sous le temple postérieur los Nichitos qui le recouvre.

HUANUCO

Cette petite ville agréable entourée de montagnes se trouve sur la route Inca qui va de Cuzco à Cajamarca. Elle était une position clé du nord de l’empire inca et fut par la suite habitée par les espagnols. Il y reste peu de vestiges de son passé colonial, mais l’abondance de ruines archéologiques dans les montagnes aux alentours en font un bon point de départ de promenades. La Plaza de Armas de la ville mérite qu’on s’y attarde, ainsi que la cathédrale ou encore le Puente Calicanto construit sur la rivière Huallaga. En haut de montagnes environnantes se trouve les très impressionnantes ruines de Huánuco Viejo et Tantamayo.

VALLÉE DU MANTARO

La vallée du Mantaro s’étend sur 70 km de long à une altitude moyenne de 3.200 m dans la cordillère centrale des Andes. Elle couvre donc la zone comprise entre le nord de Jauja et le sud de Pucará, le long du rio Mantaro, au sud de l’embouchure de Pasco. De belles forêts d’eucalyptus surplombent des champs de maïs notamment. La partie inférieure de la vallée est consacré à la culture irriguée, alors que la partie supérieure, avec une végétation plus de type puna, accueille de l’élevage et de la sylviculture. Elle abrite Jauja qui était la capitale de la colonie espagnole, fondée à 45 km au nord ouest d’Huancayo, avant son transfert à Lima pour se rapprocher du port de Callao. L’expression pays de Jauja signifie toujours terre de Caucagne, en référence à ses grandes richesses.

LE COL DU TICLIO

Avec ses 4.818 m d’altitude, le col de Ticlio est connu comme le point culminant de la route centrale du Pérou et a détenu le record du croisement ferroviaire le plus haut au monde de 1893 à 1921, avec la voie vers Morococha aujourd’hui fermée. Le FCCA (Ferrocarril Central Andino) figure toujours parmi les lignes de train les plus hautes au monde et relie de temps à autre Lima à Huancayo en 12 heures de paysages à couper le souffle, au fil de 68 ponts et 59 tunnels.

HUANCAYO

Huancayo est une des villes importantes de la sierra du sud du Pérou, avec plus de 50.000 habitants. C’est la culture Huanca, avant l’arrivée des Incas, qui a élu domicile sur ce site entre le sommet enneigé de Tíclio et la végétation exubérante de la vallée du Mantaro. En surplomb, d’énormes formations géologiques sculptées par l’érosion forment des sortes de tours, ce qui leur a donné leur nom de Torre Huancayo. En 1572, les colons espagnols y fondent la ville de la Santísima Trinidad de Huancayo. La cathédrale a une belle façade néo-classique et des toiles de l’école cuscquénienne. Tous les dimanches, un grand marché d’artisanat traditionnel anime l’avenue Huancavelica et la place Huamanmarca. 

AYACUCHO

Ayacucho est une ville de la cordillère centrale sise à 2.750 m d’altitude et forte de 151 000 habitants. C’est dès 1539 que le conquistador Pizarro y fonde relais, pour occuper la position stratégique à mi-chemin entre l’ancienne capitale Cuzco et la nouvelle Lima. Son isolement fait qu’elle reste aujourd’hui une ville hors des sentiers battus, intéressante pour ses fortes traditions. Elle est le point de départ de belles randonnées, comme la mine d’or de Yanacocha, la plus grande en activité d’Amérique du Sud.