Voyage à Tarapoto, Pérou : circuits & séjours, information, tourisme

Voyage à Tarapoto : séjours et guide, information, tourisme

Géographie, climat, histoire, fêtes, patrimoine, musées, monuments, hôtels, transports.

Situation géographique et climat de Tarapoto

Tarapoto est une ville du nord-est du Pérou, située dans la province de San Martín. Fondée sur les rives des fleuves Cumbaza et Shilcayo, elle est connue comme la ville des palmiers. C’est aujourd’hui l’un des principaux centres touristiques et commerciaux de la zone et la troisième ville la plus importante de l’Amazonie après Pucallpa et Iquitos.

Grâce au relief qui entoure la vallée où elle s’étend, Tarapoto bénéficie d’un climat un peu moins chaud que les autres villes amazoniennes. Sa température moyenne est de 28°C avec des minimales à 18°C et des maximales à 34°C. La saison des pluies est la plus forte de février à mai, puis reprend d’octobre à décembre.

Histoire de Tarapoto

La culture Chancas décide de s’enfoncer dans la jungle en Amazonie pour se réfugier loin des Incas. La population native, connue sous le nom de Motilones, descend dans la vallée de Tarapoto, où vivent déjà de chasse et de pêche les Cumbazas. Elle se développe là jusqu’à l’arrivée des colons espagnols qui imposent par la force leur loi. Une légende témoigne de la brutalité des affrontements. Apu le dieu de la montagne aurait transformé les deux seuls orphelins réchappés de la fureur colonisatrice en taureau et papillon. Les larmes du premier seraient à l’origine du rio Shilcayo, et le lieu où la seconde se serait posée, le site de fondation de Tarapoto, sur la cocha de Suchiche.

Tarapoto devient la base arrière de l’expédition de San Martín de la Riva y Herrera pour conquérir les territoires des Jívaros, des Motilones et des Cumbazas. Les conquistadores fondent successivement la ville de Lamas en 1656, puis de Moyobamba, pour progresser plus au nord, dans la région de Maynas. Ils en laissent la gestion aux missionnaires franciscains et jésuites, dont on retrouve l’héritage dans la culture actuelle. C’est d’ailleurs l’évêque de Trujillo, don Baltasar Jaime Martínez de Compagnón y Bufanda qui fonde la ville de Santa Cruz de los Motilones de Tarapoto, le 20 août 1782.

Sites d’intérêt : que voir à Tarapoto?

La Laguna Venecia est à tout juste 10 min de la ville. Elle est entourée d’une belle végétation tropicale, et se démarque par sa belle palmeraie d’aguajes. Elle a un petit zoo et permet de faire un petit tour en barque le long de ses 60 m sur 170.
Le jardin d’orchidées de Tarapoto expose plus de 30.000  plantes issues de toute la région de San Martín.
L’artisanat est un des attraits de Tarapoto. La céramique, la confection de chapeaux et paniers, la sculpture sur bois et la réalisation de parures et bijoux en plumes d’oiseaux exotiques, graines et racines tropicales sont parmi les nombreuses spécialités de la région.
Le musée regional de l’UNSM (Université Nationale de San Martín) montre les richesses archéologiques de la région. On y trouve des répliques des pétroglyphes de Belo Horizonte , des momies de Shimbillo-Chazuta, des céramiques Nazca, des os de dinosaure, des vestiges du site Chachapoyas de Gran Pajaten et toute une explication de la mythologie amazonienne.

Les environs de Tarapoto

C’est la forêt humide tropicale tout autour de Tarapoto qui est la première attraction du lieu. D’innombrables promenades permettent d’admirer cascades, lacs et villages perdus dans la jungle.
Les chutes d’eau de 35 m de haut d’Ahuashiyacu sont au bord de la route vers Yurimaguas, à 14 km de Tarapoto. A 20 min de route de Tarapoto, les intéressés peuvent aussi aller voir les pétroglyphes de Polish, dont l’origine est encore inconnue. Ce sont cinq pierres gravées de bas reliefs qui représentent des animaux, serpents et plantes.
La Laguna Azul, ou lac bleu, se trouve quant-à-lui près du village de Sauce, à 45 minutes de Tarapoto.
Le village de Lamas est à 1/2h de route de Tarapoto. Son quartier indigène Wayko immerge dans la cultura quechua. A 1h30 de route, sur l’autre rive du río Huallaga, le Lago Lindo est un site idéal pour l’observation d’oiseau ou le kayak.

Plus loin et moins accessibles, les merveilles du parc national de Río Abiseo peuvent être visitées entre mai et octobre, à la condition d’obtenir l’autorisation expresse d’un permis « SERNANP – Parque Nacional Río Abiseo » demandé au garde parc une semaine avant. Une expédition vous mène alors jusqu’à Juanjui, d’où vous prenez un bateau pour le poste de contrôle de Churo (3h de navigation, ou 1h40 depuis Huicungo, à 22km de route de Juanji). Là vous arrivez au Quebrada Oros, un resserrement de la rivière où le courant se fait plus rapide et sculpte des parois de 3 mètres de haut en pierre noire. Vous admirez les forêts primaires qui atteignent 20 m de haut et des sortes plages peuplées de papillons de toutes les couleurs.
Le lieu le plus mythique, le Gran Pajaten, est une sorte de cité perdue dans la jungle construite par les Chachapoyas. Mais il est très peu accessible, et ses visites sont limitées pour des raisons de conservation.

Fêtes de Tarapoto

La fête de Saint Jean Baptiste le 24 juin est la fête principale de toute la région amazonienne. Elle a été importée par les colons espagnols pour évangéliser les locaux et s’est mêlée avec les traditions ancestrales de la zone. Tout le monde marche le long des fleuves pour rappeler les baptêmes auxquels le saint patron a dédié sa vie, puis des banquets de juane sont servis, dont la forme arrondie rappelle la tête décapitée du saint telle qu’Hérodiade l’apporta à son père. On couronne ensuite la Señorita San Juan, au milieu des concours de danses folkloriques.
La fête de la Patrona commence le 7 juillet par des danses qui rassemblent dès l’aube les habitants sur la place d’armes. La semaine du 8 au 19 juillet, rappelle la fondation de la ville en 1782, sous le nom de Santa Cruz de los Motilones de Tarapoto, donné par l’évêque de Trujillo don Baltazar Jaime Martinez Compañon y Bujanda. Elle commémore comment les indigènes Motilones acceptèrent peu à peu la croix apportée par les colons, et s’unirent au reste du peuple après une longue résistance à l’évangélisation.

Le Carnaval est un des sommets de l’année, avec toutes les danses folkloriques comme les joyeuses rondes des pandillas, le chimaichi, sorte de cumbia dansée en sautillant, ou la danse de l’izana qui symbolise les offrandes faites au bambou, matériau de base vital dans la vie quotidienne des habitants de la forêt amazonienne. Les groupes musicaux et les chars allégoriques rivalisent de créativité. Le traditionnel Carnavalón arpente les rues de la ville avant d’être enterré et veillé par ses veuves.

Restaurants : où manger à Tarapoto?

Parmi les spécialités gastronomiques de la région de Tarapoto, le juane de gallina est le plus célèbre ; préparé pour la fête régionale de San Juan, il se compose de riz, de poulet et d’œufs  présentés dans une grande feuille de bijao ou de bananier. L’avispajuane mêle de la viande de porc au riz, dans la même recette.La patarashca enveloppe dans une même feuille un poisson cuit au four ou au grill sur un feu de bois.
On compte aussi de nombreuses soupes et potages. L’inchicapi est une soupe à base de cacahuète, maïs, yuca, poulet, coriandre et  ail. Le timbuche, soupe de poisson aux oeufs et à la coriandre, est apprécié pour ses propriétés régénérantes. Le rumo-api et sara-api accompagnent du gibier (tapir, tatou…) respectivement avec du yuca et du maïs.

Hôtels : où dormir à Tarapoto?

Tucan Suites Aparthotel est le premier 4 étoiles de Tarapoto. Tous ses appartements et suites ont un balcon ou une terrasse, et donnent sur une grande piscine centrale où se reposer après les explorations de la journée. Il y est possible choisir de vivre en toute indépendance grâce à votre propre cuisine, ou de profiter des services à domiciles d’excellente qualité.

Transport : comment se rendre à Tarapoto?

L’aéroport local Cadete FAP Guillermo del Castillo Paredes propose des liaisons quotidiennes vers Lima, Pucallpa et Iquitos, ainsi que des vols pour Chiclayo et Trujillo.
La route Fernando Belaunde Terry relie la ville d’Olmos dans la région de Lambayeque à la ville d’Yurimaguas dans la région de Loreto. Elle permet de rejoindre le littoral péruvien vers l’ouest via  Moyobamba et le Brésil au sud via Huánuco.
Le port fluvial d’Yurimaguas sur le río Huallaga permet d’embarquer pour Iquitos et rejoindre la route interocéanique. D’autres ports plus petits comme Shapaja, Picota et Bellavista relient les villages le long des fleuves.