Voyage à Puno sur mesure : séjours, information, tourisme

Voyage à Puno, Pérou. Information & tourisme.

Géographie, climat, histoire, fêtes, patrimoine, musées, monuments, hôtels, transports, environs.

Puno

Puno renferme quelques joyaux architecturaux, groupés autour de sa place centrale. Construite au XVIIIe siècle par Simon de Asto, la cathédrale est un emblème de l’architecture métissée de la région, avec de claires influences coloniales hispaniques. On peut aussi trouver un charme exotique à ses étroites ruelles qui bruissent nuit et jour de l’activité des marchés de rue locaux. Surnommée la capitale folklorique de l’Altiplano, Puno se métamorphose lors des nombreuses fêtes votives et traditionnelles qui émaillent l’année. Ses habitants égaient alors les rues de leurs chants et danses, ornés de déguisements somptueux qu’ils préparent toute l’année durant, toutes générations et milieux sociaux confondus dans une même allégresse, populaire et communicative.

Cathédrale de Puno

La magnifique façade ocre de la Cathédrale de Puno, flanquée de deux tours latérales massives, tranche sur les régulières arcades blanches de la Plaza de Armas. L’atrium, composé d’un escalier de dix marches, descend avec majesté vers la Plaza de Armas, tandis qu’un autre accès est possible depuis une discrète ruelle. En 1930, un incendie a hélas détruit en grande partie la cathédrale, de sorte que de nombreuses pièces originales ont été perdues, et la voûte actuelle n’a pas l’allure d’un édifice très ancien, en dépit de l’âge de sa fondation.

Le décor sculpté dans une pierre presque rouge exprime l’art foisonnant dit métis (arte mestizo), héritage de l’influence jésuite aux XVIIe et XVIIIe siècles sur les peuples aymara et quechua riverains du lac Titicaca. On relève notamment sur le bandeau qui encadre le portail nombre de motifs typiquement indigènes ; soleil, lune, sirènes jouant du charango ou encore visages d’indiens. Ce chef d’œuvre est en effet l’œuvre d’un maître-sculpteur métis, Simon de Asto, également auteur du magnifique portail baroque latéral. Le savant mélange des motifs d’inspiration chrétienne et autochtone permettait aux indigènes de continuer à vénérer leurs divinités traditionnelles sous couvert d’acceptation du patrimoine religieux imposé par les colons espagnols. Ceux-ci n’y ont jamais vu comme un affront l’introduction d’héritages plus anciens, et le résultat de ce métissage est l’invention d’un style totalement nouveau, typique du Pérou.

Musée Carlos Dreyer

A droite de la cathédrale, une très belle maison coloniale abrite les collections précolombiennes et coloniales de Carlos Dreyer, un peintre allemand qui a passé sa vie à Puno au siècle dernier. Son balcon de bois ouvragé donne sur la Place d’Armes. Au milieu de très belles céramiques antiques, on peut particulièrement remarquer le trésor d’orfèvrerie trouvé dans une chullpa de Sillustani, mis en scène avec les 3 momies qu’il ornait.

Arc Deustua

Edifié en 1847 sur la rue Independencia, l’arc Deustua rend hommage aux soldats péruviens tombés lors des batailles de Junín et Ayacucho en 1824. Il se trouve au nord de Puno, à proximité du parc Pino. Il s’appelle du nom du général Alejandro Deustua, préfet de Puno qui l’a commandé à l’architecte français Philippe Bertres. Sa structure de pierre sculptée surplombe la colline d’où l’on a une vue dégagée sur la ville et le lac Titicaca. Classé Patrimoine Culturel de la Nation en 1980, c’est un site fréquenté par les habitants et visiteurs. Lors des célébrations de la Virgen de la Candelaria et du Carnaval, les groupes de danses folkloriques s’y retrouvent.

Mirador de Puma Uta

Le mirador de Puma Uta se situe sur les hauteurs, à 3 km au nord de Puno. Il offre une vue unique sur l’intérieur de la baie du lac Titicaca, et sur la ville qui se masse sur ses rives. Il a reçu le nom de cet animal sacré pour les Incas, en raison de sa fonction de sentinelle protectrice de la ville, le nom Titicaca signifiant lui-même puma de pierre. Le lac sacré est d’ailleurs symbolisé par une fontaine d’eau sur le promontoire naturel de Puma Uta.

Mirador de Kuntur Wasi

Depuis la ville de Puno, il est possible de gravir les 620 marches de l’escalier d’accès au monument érigé en 2003 en l’honneur du condor, autre animal sacré inca. Le mirador de Kuntur Wasi, ou maison du condor, donne un point de vue panoramique sur le lac, à 2 km au sud ouest de la ville. Il est préférable d’y monter au coucher du soleil, pour embrasser du regard le coucher du soleil sur l’altiplano, à 3.990 m de hauteur.

Mirador Manco Capac, du Cerro Huajsapata

Huajsapata aurait pour signification “témoignage de mon amour” en Quechua. Ce mirador se trouve à l’ouest de la ville de Puno, sur laquelle il offre une vue panoramique. Son monument à l’effigie de Manco Cápac, le premier empereur Inca, est situé au sommet de la colline de 45 m qui plonge vers le lac Titicaca. La légende raconte que des grottes souterraines mènent du Cerro Huajsapata au Temple du Soleil de Cuzco.

Bateau musée Yavari

Le bateau Yavari est le plus vieux navire en métal à propulsion à hélice au monde. C’est sur une commande du maréchal Ramon Castilla que cette canonnière a été livrée au Pérou, avec sa jumelle Yapura, pour dissuader les Espagnols d’attaquer le port de Callao, le 2 mai 1866. Construit en mer avec des pièces importées d’Angleterre en 1862, ce navire de 56 m fut acheminé en 1 400 morceaux depuis Tacna, sur un convoi de 500 mules qui mit plus de 6 ans à atteindre son but… Une épopée dantesque. Il assura ensuite la jonction entre les gares ferroviaires de Puno et Guaqui en Bolivie pendant un siècle, à compter de 1871. Il est équipé du dernier moteur suédois Bolinder en état de fonctionnement. Navire à vapeur, il a été adapté à l’Altiplano grâce à une chaudière à la bouse de lamas plutôt qu’au charbon. Aujourd’hui retenu à quai sur la rive du Titicaca, il est mis en valeur par le bateau-musée, tandis que l’anglaise Meriel Larken tente de le faire restaurer pour des croisières sur le Titicaca grâce à sa fondation Projet Yavari. Son jumeau Yapura, racheté par la marine péruvienne en 1976, sert aujourd’hui de ferry hôpital pour les indiens quechuas et aymaras du lac Titicaca.

Hôtels : où loger à Puno ?

Le Casa Andina Private Collection se trouve au calme, un peu en retrait de la ville. Il jouit d’une belle vue sur le lac depuis le restaurant et certaines chambres. Petit sentier jusqu’à l’embarcadère privé d’où partent les excursions aux îles Uros.

Restaurants : où manger à Puno ?

Le centre de Puno n’est pas un incontournable de nuit, mieux vaut dîner à l’hôtel pour profiter du lac. Pour le déjeuner nous suggérons le restaurant Mojsa, dont le balcon surplombe directement la belle place d’Armes, depuis son 2ème étage. La Casa del Corregidor est aussi une option agréable autour de la place ; gérée par une coopérative de café, elle offre de petit en-cas dans un joli patio entouré d’une maison coloniale du XVIIe siècle.

Comment se rendre à Puno ?

Puno est connectée à Cusco par le train Andean Explorer. 408 km de paysages superbes défilent pendant dix heures dans les luxueux wagons de PeruRail. En venant de Cuzco, on passe des vallées vertes et cultivées quechuas aux hauts plateaux d’herbe jaune de la puna aymara. L’Altiplano y déploie ses montagnes semi-désertiques à perte de vue, surplombées des glaciers étincelants de la cordillère, et parsemées d’une végétation rase où paissent quelques lamas : dépaysant !