Parcs et réserves naturelles de la région amazonienne

Parcs et réserves naturelles de la région amazonienne

Les sites des départements de Cajamarca, Amazonas, San Martin, Loreto, Ucayali, Madre de Dios.

Réserve Nationale de Tambopata

Créée en 1990 sur 274 690  ha dans la région de Madre de Dios, elle abrite les tribus indigènes Ese´Eja et Puquirieri. On y trouve 1 122 espèces de papillons, 151 de libellules et 545 d’oiseaux, dont 40 migrateurs et la quasi totalité des perroquets aras, ainsi que 169 espèces de mammifères dont le puma, le tigre et le léopard, ou plus de 103 espèces de reptiles comme le boa émeraude, l’anaconda et le boa constrictor. Ses lacs et lagunes comptent quant à eux plus de 180 types de poissons. On y dénombre en outre 150 variétés d’arbres sur 1 hectare, et 1 255 plantes.

Parc national Cutervo

C’est le premier parc naturel classé par l’Etat dans la région de Cajamarca, en 1961. Il s’étend sur 2 500 ha autour de la Cordillère des Tarros, sur les parties les plus hautes de la vallée de Marañón. Il s’agit de l’écorégion de páramo, une végétation néo-tropicale d’altitude unique, située dans la Cordillère des Andes, entre la limite des forêts de basse altitude et des neiges éternelles. Il abrite notamment la grotte des guácharos près de San Andrés, avec une belle colonie de ces oiseaux nocturnes. Parmi la riche faune sylvestre, il compte des espèces en danger comme le jaguar, le léopard ou l’ours à lunettes. Les oiseaux sont très variés, comme le quetzal, le coq de roche, le colibri géant ou le cardinal rose.

Parc national Tingo María

C’est le second plus ancien des Parcs nationaux péruviens, créé en 1965 et proche de la ville de Tingo María, dans la région d’Huánuco. Ses 4 778 ha sont délimités par les ríos Huallaga, Monzón, Oro et Santa, ainsi que par le mont du Cerro Blanco. Sa forêt vierge haute, dite yungas, est caractérisée par une végétation très dense. C’est une des zones les plus pluvieuses du pays, avec 3 500 mm de précipitations annuelles. La chaîne montagneuse calcaire surnommée la belle endormie recèle des réserves d’eau thermale et des cavernes souterraines naturelles, dont la grotte dite des chouettes, de 20 m de large pour 25 m de hauteur.

Parc national Manu

Créé en 1973 dans les régions de Madre de Dios et Cusco, c’est le troisième plus ancien Parc national péruvien. Il a été déclaré Réserve de biosphère par l’Unesco en 1977 et patrimoine naturel de l’humanité en 1987. Ses 1 716 000 ha abritent des conditions microclimatiques très variées : la zone de la puna haute andine, la jungle de montagne, la forêt tropicale humide, la forêt subtropicale humide et la jungle basse. Il compte une flore très abondante, avec 4 385 espèces, 1 191 genres et 162 familles de plantes. On compte également la présence de pétroglyphes préhistoriques. La zone intangible du parc abrite des ethnies qui n’ont jamais eu de contact avec la civilisation, comme les Amahuacas, les Yaminahuas ou les Machiguengas.

Parc national Río Abiseo

Le Parc s’étend sur 27 4520 ha dans la région de San Martín, entre les fleuves Marañón et Huallaga et entre 350 et 4 000 m d’altitude. Il a été classé en 1990 par l’UNESCO au Patrimoine culturel et naturel de l’Humanité, notamment pour ses 36 sites archéologiques précolombiens. Il possède des écosystèmes distincts dont la forêt humide d’altitude type yunga, la forêt tropicale type jungle, les prairies des hauts plateaux andins type puna et la forêt sèche. Il abrite plus de 1 000 espèces de plantes, dont 174 fougères et 72 orchidées et au niveau de la faune, pas moins de 300 espèces  de mammifères dont certaines menacées comme le singe à queue jaune.

Réserve de Pacaya Samiria

Créée en 1982, c’est la seconde plus grande réserve du Pérou, avec 2 080 000 hectares dans la région amazonienne de Loreto. Elle abrite 100 000 indigènes des tribus Cucama-Cucamilla, Kiwcha, Shipibo, Shiwulu et Kacha Edzé, et compte des paysages de plaine de jungle inondable, avec quelques ondulations du côté du Pacaya. Parmi ses cours d’eau, notons surtout les rivières Pacaya et Samiria, ainsi que la très belle lagune El Dorado dans un méandre du Yanacu. Y vivent 1 025 races de vertébrés, dont le puma, le jaguar otorongo, le cerf venado colorado, le pécari sajino, le tapir sachavaca et  le singe maquipasa, ainsi que 449 espèces d’oiseaux. En outre, de nombreuses espèces aquatiques comme le dauphin rose ou gris, le caïman noir ou blanc, le poisson chat zungaro ou carachama, et le paiche, plus grand poisson d’eau douce du monde, y ont trouvé refuge.

Parc national Sierra del Divisor

Créé le 8 novembre 2015, il s’agit d’un des plus jeunes  parcs nationaux péruviens. Il protège 1,3 millions d’hectares dans la zone limitrophe avec le Brésil. Il évite la contamination des rios qui desservent la région de Loreto et Ucayali, et il permet aux communautés indigènes Matsés, Ashéninka et Shipibo de résister contre l’exploitation illégale des minerais et du bois. Eloigné de tout axe de commuication, le parc est façonné par des reliefs volcaniques couverts de végétation tropicale. Il abrite un millier de plantes différentes, 34 de mammifères, 16 de singes et 365 d’oiseaux parfois uniques comme l’oiseau du divisorius ou foumilier d’Acre.

Parc national de Yaguas

Instauré à l’aube de 2018, le parc de Yaguas est le petit dernier de la famille des parcs nationaux péruviens. Situé dans la région de Loreta, à cheval sur la province de Putumayo et la province de Mariscal Ramon Castilla, sa superficie de 868 000 ha est équivalente à la Corse.
Reserve de biodiversité unique au monde, Yaguas abrite plus de 3000 espèces végétales, 600 espèces d’oiseaux, 150 espèces de mammifères et 100 espèces de reptiles.