Voyage en janvier au Pérou: circuit, séjour, climat

Voyage au Pérou en janvier

Le Pérou, sa richesse culturelle millénaire, ses saveurs uniques, ses paysages à couper le souffle… Il n’y a qu’à adapter son voyage à la saison, et vous voilà partis pour un voyage de rêve! Nos conseils.

Le mois de janvier est la saison la plus prisée sur le littoral péruvien. Les stations balnéaires du nord du pays font le plein pour les fêtes de fin d’année et les vacances d’été nationales. Les plages les plus agréables se situent au nord du pays, qui bénéficie d’un meilleur ensoleillement que Lima, et d’eaux plus chaudes que le sud. Mancora et Piura sont réputées pour leurs plages agréables, et Tumbes a une tradition gastronomique très riche à base de poisson. Les adeptes de la glisse peuvent choisir les meilleures vagues, celle de Chicama battant tous les recors avec 1.5 km de long. Il est même possible pratiquer l’ancêtre du surf sur les caballitos de totora à Huanchaco.

La Cordillère des Andes et l’Altiplano sont particulièrement verdoyants, en raison la saison des pluies à l’intérieur des terres, ainsi que de la fonte des neiges qui alimente ruisseaux et cours d’eau. A condition de ne pas braver les éléments pour un trekking, ne vous laissez pas effrayer par les précipitations ; les traditions andines n’en paraissent que plus chaleureuses en contraste.

L’Amazonie vous invite à une aventure unique, mais pensez à vérifier quels sont les accès encore ouverts malgré la saison des pluies. Dans la jungle, l’humidité et la chaleur sont maximales en été et rendent la végétation particulièrement luxuriante. Il vaut le coup de braver l’atmosphère pesante pour assister à l’éclosion d’une fleur exotique ou au ravitaillement des aras sur leur paroi d’agile favorite.

Les fêtes de réveillon de fin d’année se prolongent jusqu’à l’épiphanie fêtée le 6 janvier. Cette célébration religieuse est particulièrement importante dans des villes du littoral du nord péruvien comme Huancayo et Piura. Aussi appelée fête des rois, elle commémore l’arrivée de trois mages chargés de cadeaux pour rendre hommage à l’enfant Jésus dans la crèche. C’est pourquoi les familles s’échangent à cette occasion des cadeaux.

Entre le 20 janvier et le 20 février, le carnaval de Huánuco se fête sur la musique afro-péruvienne en commémoration des esclaves africains qui étaient traditionnellement libérés temporairement entre Noël et l’Epiphanie. De nombreuses traditions africaines se maintiennent dans la danse et la musique, si l’on observe les rythmes et pas cadencés ou les instruments d’origine humble comme le cajon. La Cofradía de los Negritos est la danse emblématique du carnaval. Elle se déroule avec des masques noirs en hommage aux esclaves. Chacun des danseurs est paré d’atours colorés et sonores. On ne sait plus où donner de la tète entre leurs clochettes, plumets et rubans qui sautillent au gré de la transe collective.

La dernière semaine de janvier, c’est au tour de Trujillo de s’animer. Cette grosse ville voisine du littoral nord du Pérou est la capitale de la danse de la Marinera. Elle organise chaque année les rencontres nationales de cette danse traditionnelle très joyeuse. Toutes les générations s’affrontent dans des compétitions d’agilité et de rapidité d’enchaînement des mouvements de la chorégraphie folklorique. A cette occasion, des concours de caballos de paso ont lieu, dont le pas rappelle celui de la danse. Il arrive même qu’un cavalier exécute toute une marinera sans descendre de son cheval, en virevoltant avec légèreté autour de la femme traditionnellement vêtue d’une belle jupe à froufrous.