Parc Huascarán, Cordillère Blanche, Pérou

Parc national Huascarán

Le Parc national Huascarán est le paradis des amoureux de la montagne, avec ses sommets enneigés, ses glaciers et ses lacs.

Situation géographique du parc Huascarán

Le Parc National Huascarán se situe au centre nord du pays, dans le département d’Ancash. Créé le 1er juillet 1975 par le gouvernement péruvien, le parc Huascarán est classé Réserve de Biosphère en 1977 par l’UNESCO. Il est inscrit à la liste du Patrimoine Naturel de l’Humanité en 1985. Il couvre 340.000 hectares et s’étend sur des altitudes comprises entre 2.375 à 6.768 mètres. Il protége les deux versants de la Cordillère Blanche : le Callejón de Conchucos côté oriental et le Callejón de Huaylas côté occidental.

Situation climatique du parc Huascarán

Il est plus agréable de le visiter de mai à octobre, pendant la saison sèche. Les amplitudes thermiques sont très importantes en altitude ; il n’est pas rare de commencer la journée en dessous de 0 ºC et d’atteindre 20 ºC à midi lorsqu’on évolue à 4.000 mètres.  Le climat est assez changeant, sous les influences contraires de l’air humide du bassin amazonien à l’est et l’air sec du désert à l’ouest. Il est peu conseillé de s’y aventurer de décembre à mars, en raison des fortes précipitations qui rendent les chemins de randonnée peu praticables.  Les températures minimales dans le parc national oscillent de – 2 °C à – 15 °C selon l’époque.

Malgré le fait que le massif soit situé à seulement 100 km de la côte Pacifique, il appartient au cycle continental de l’eau : les pluies que reçoit son flanc oriental s’écoulent jusqu’au Marañón, un des principaux affluent de l’Amazone.  Le río Santa coule vers le nord, au fond du Callejón de Huaylas formé par la jonction entre la Cordillère Blanche et la Cordillère Noire. Après avoir pris sa source dans les lacs de Conococha à 4.000 m d’altitude, il va se jeter dans le Canyon du Pato où les extrémités septentrionales des deux Cordillères se touchent presque.

Les quatre secteurs du parc Huascarán

  • Le Secteur oriental :

Dans le secteur oriental de la Cordillère Blanche se trouve une succession de vallées étroites et peu visitées qui forment un ensemble appelé le Callejón de Conchucos. Moins peuplé que le Callejón de Huaylas, cette zone n’en est pas moins spectaculaire et fascinante. Du fait de sa position sur le flanc oriental, donc à l’extrême ouest du bassin amazonien, elle est plus humide et plus verte que le flanc occidental.

  • Le Secteur septentrional :

Un total de six chemins traverse la section nord de la Cordillère par des ouvertures et des passages dont l’altitude varie entre 4.700 et 4.900 m. Par ailleurs on y trouve un très grand nombre de circuits de trekking. La plus grande partie des sommets les plus connus – le Huascarán (6.768 m), l’Alpamayo (5.947 m), le Huandoy (6.395 m), le Chacraraju (6.112 m), l’Artesonraju (6.025 m) et le Taulliraju (5.830 m) – se trouvent dans le tiers nord de la Cordillère (quasi tous sont visibles depuis le traditionnel circuit Llanganuco-Santa Cruz).

  • Le Secteur central :

Dans la section centrale, la crête de la Cordillère forme une ligne impénétrable de 40 km de long qui oblige les voyageurs à contourner par les quebradas. Ces dernières, comme celle d’Ishinca, Cojup, Quilcayhuanca ou Rajucolta sont d’ailleurs considérées comme parmi les plus belles de la cordillère. Les quebradas de Quuilcayhaunca et Carhuascancha sont particulièrement choisis pour servir de base et explorer ainsi la région sans changer de campement pendant une semaine. La partie centrale de la chaîne possède également plusieurs montagnes  impressionnantes comme le Tocllaraju (6.034 m), le Chinchey (6.222 m), le Palcaraju (6.274 m) et le Cayesh (5.721 m), sans compter le gigantesque massif du Huantsán (6.395 m) dominant les alentours.

  • Le Secteur méridional :

Ce n’est pas forcément possible dans le secteur sud de la Cordillère Blanche dont le relief a plus d’ampleur. Le flanc oriental de la Cordillère est ainsi beaucoup moins visité par les touristes. Il possède pourtant de belles et profondes quebradas qui se prolongent jusque la zone sud. Elles comptent toutes de jolies vallées au fond dans lesquelles s’étendent de nombreux lacs et forêts de queñual. Rejoindre ces paysages demande un peu plus d’effort qu’ailleurs (chemins en mauvais état et faible offre logistique), mais on est récompensé par la beauté intacte de l’endroit.   La partie sud reste très intéressante d’un point de vue biologique. On y trouve de nombreux troupeaux de vigognes, ainsi que de nombreuses bromelias (fleurs de la région), qui possèdent l’inflorescence la plus importante du monde.

Biodiversité et exploration du parc Huascarán

C’est l’infatigable voyageur italien Antonio Raimondi qui réalisa la première exploration systématique de la région. Il visita la zone en 1860 et publia le résultat de ses recherches dans le livre intitulé Le département d’Áncash en 1873. Les explorations importantes suivantes furent effectuées par des expéditions austro-allemandes dans les années 30, dirigées par les alpinistes Philippe Borchers, Hans Kinzl et Ervin Schneider dont les observations et découvertes furent racontées dans deux ouvrages : Die Weisse Kordillere (1936, en Allemand) et Cordillera Blanca, Perú. Depuis 1975, la quasi totalité de la cordillère est officiellement protégée par le Parc national de Huascarán.

Accès au parc Huascarán

Située dans le département d’Ancash, dans la région centre nord du Pérou, le parc Huascarán est à 200 ou 250 km de la ville de Lima à vol d’oiseau. La ville de Huaraz, située à 3.050 m d’altitude, est le principal lieu de départ pour rayonner dans la Cordillère Blanche et le Parc national de Huascarán. Son aéroport le plus proche est à Anta, à 20 km de Huaraz. Il permet de rallier Lima en 45 minutes de vol mais, récemment rénové, il n’accueille pas de liaison aérienne régulière. Par la route, il faut compter 8 heures entre Lima et Huaraz. Depuis Huaraz, de nombreux autres villages s’égrainent le long des vallées, les principaux étant Carhuaz (2.650 m), Yungay (2.400 m) ainsi que Caraz (2.250 m).