Voyage à Trujillo sur mesure : séjours, information, tourisme

Voyage à Trujillo, Pérou. Information & tourisme.

Géographie, climat, histoire, fêtes, patrimoine, musées, monuments, hôtels, transports, environs.

Situation géographique de Trujillo

Trujillo est une ville du nord du Pérou située à 560 km de Lima, à 260 km de Cajamarca et à 220 km de Chiclayo.Elle est la capitale du département de La Libertad qui couvre la sierra et la cordillère amazonienne. C’est la troisième ville du pays en termes de population, après Lima et Arequipa. Elle s’étend sur les bords du Pacifique, qui donne à ses 725.000 habitants un asile de fraîcheur et de verdure au milieu de la pampa désertique.

Climat de Trujillo

Le climat sec et tempéré de Trujillo lui vaut son surnom de ville de l’éternel printemps. Les températures oscillent en effet toute l’année entre 17ºC et 24ºC, avec une absence presque totale de pluie. Seule l’irruption du phénomène El Niño provoque de fortes précipitations, sans faire baisser le chaleur moyenne. Voir notre fiche : Quand partir au Pérou.

Histoire de Trujillo

La ville est fondée le 6 décembre 1534 par le conquistador Diego de Almagro sous le nom de Trujillo de Nueva Castilla, en l’honneur de Pizarro qui était originaire de la ville du même nom en Estrémadure espagnole. Avant l’arrivée des conquistadors, Trujillo a connu l’expansion de grandes civilisations précolombiennes comme les Mochicas du Ie au VIIe siècle. Des fouilles archéologiques aux alentours de la ville ont ainsi mis à jour des pyramides qui renferment des trésors funéraires d’une rare richesse. La région a ensuite connu l’influence de la culture Chimu du XIIe au XVe siècle, dont on peut observer les splendeurs sur le site de Chan Chan. Le 29 décembre 1820, Trujillo est précurseur au Pérou en émettant la première déclaration d’indépendance. Bolivar donne pour cette raison le nom de Libertad au département, où il crée l’université Santo Tomas y Santa Rosa de La Libertad.

Patrimoine, musées et monuments : que voir à Trujillo ?

Trujillo est considéré comme la capitale de la culture  du Pérou en raison de nombreux penseurs et écrivains qui y sont nés, de sa célèbre université et des évènements culturels de renoms qui y sont organisés. Les vestiges historiques renommés des alentours font de cette joyeuse cité coloniale un point de passage agréable sur la route du littoral qui mène du sud au nord.

La Place d’Armes de Trujillo est le cœur historique où est fondée la ville en 1534 par Martin de Estete, à la demande de Diego de Almagro. Encadrée par les rues Pizarro, Independencia, Orbegoso et Almagro, elle est bordée par le palais de la mairie, la cathédrale, l’archevêché ainsi que par de belles demeures coloniales et républicaines. Don Pedro de Mandalengoitia Sanz de Zaráte y fait édifier en 1841 une fontaine en pierre blanche de Carabamba, transférée en 1925 sur la place du Recreo qui borde la rue Pizarro.

Le Monument à la Liberté est l’emblématique  œuvre du sculpteur allemand Edmundo Moeller qui remplace la fontaine de la place le 4 juillet 1929. Chacun des 3 ensembles de cette sculpture monumentale en marbre est chargé de symboles : le premier présente des allégories  de la richesse, la science, le commerce et la santé, le second figure les trois étapes de l’esclavage vers le besoin de liberté et la délivrance, le troisième ensemble remet tout cela aux forces de la jeunesse. La sculpture comporte aussi 3 plaques commémoratives, de l’indépendance de Trujillo proclamée par don José Bernardo de Torre Tagle le 29 de décembre 1820 ainsi que des batailles de Junín et d’Ayacucho.

La Fontaine de la Place del Recreo, délogée par le colossal monument, se situe aujourd’hui dans la zone où des fouilles ont mis à jour le système de canalisations qui permettait à la ville d’avoir accès à l’eau et de bonnes conditions d’hygiène bien avant l’invention de l’eau courante dans les maisons.

La Porte fortifiée située à deux pas de la place de la fontaine est un des derniers vestiges de la muraille qui protégeait toute la ville de Trujillo. Elle a été détruite pour permettre à la ville de se développer, et ne subsiste plus que dans les mémoires ou photographies d’archives.

La rue Pizarro est le principal axe piéton du centre historique de Trujillo. Bordée de nombreuses façades colorées de style colonial et républicain, c’est une promenade agréable qui invite à voyager dans le temps, en repensant aux moments historiques de l’indépendance qu’elle connut. Tout au bout de cette rue, on accède à un immense marché spécialisé dans la chaussure à des prix défiés en toute concurrence, comme la plupart des fabricants sont dans la région. Trujillo a toujours eu cette tradition du travail du cuir, bien qu’aujourd’hui les artisans d’art soient devenus rares. 

Les maisons coloniales et républicaines de Trujillo

La Casa de la Emancipación, située près de la Plaza Mayor, à l’angle des rues Pizarro et Gamarra, tient son nom de l’intendance de Trujillo, où le Marquis de Torre Tagle fomenta l’indépendance de la ville, proclamée le 29 décembre 1820. La demeure fut par la suite le siège du premier congrès constituant, puis du gouvernement du président José de la Riva Agüero, avant d’être enfin déclarée monument historique en 1972 et de devenir un centre culturel. Construite dans le style colonial par Don Juan Martínez de Escobar en 1640 avec son grand porche et ses fenêtres grillagée, la maison passa dans les mains du couvent San Agustín au XVIIIe siècle, d’où la belle collection d’aquarelles commandées par l’évêque Martínez de Compañón. Après l’indépendance, la maison fut remodelée dans le goût néoclassique républicain, et les peintures rococo de son vestibule furent recouvertes d’une imitation de marbre néoclassique, tandis qu’on ajouta des colonnes à chapiteaux ioniques et une fontaine de marbre aux patios. Elle expose la missive royale originale par laquelle Charles Quint donna ses armes à la ville de Trujillo en 1537.

La Casa Calonge ou Ochaita y Urquiaga, située sur la rue Pizarro au niveau de la Plaza Mayor, fut construite au XVIe par le conquistador et premier maire de la ville Rodrigo Lozan. Don Pedro de Olmos de Ayala l’a améliorée à la fin du XVIe siècle, avant d’accueillir le vice-roi Gaspar de Zúñiga y Acevedo de passage à Trujillo en 1604. Abîmée par les séismes de 1619 et 1759, elle a été remaniée dans le style néoclassique par ses propriétaires successifs, puis retrouva finalement tout son lustre avec doña Francisca de Verde y Aranda, propriétaire de grandes propriétés rurales, et don Felipe Osorio de los Ríos, riche négociant dans la région de Tierra Firme. Elle a même accueilli Simón Bolívar en mars 1874, alors qu’elle appartenait à Juan Antonio de Ochaita y Urquiaga qui lui a laissé son nom. Elle est aujourd’hui le siège de la banque centrale de réserve du Pérou.

La richesse architecturale de Trujillo met surtout en avant des constructions du style colonial baroque et du style républicain néoclassique. Le Palacio Iturregui fut construit par le comte du même nom au 668 de la rue Pizarro. Il incarne le style néoclassique du XIXe siècle, avec les colonnes de son patio, ses statues en marbre, ses miroirs dorés et ses meubles raffinés, et abrite aujourd’hui le très select Club Central de Trujillo. La Casa Ganoza Chopitea, sise au 628 de la rue Independencia, est connue pour les lions qui ornent son porche baroque et les fresques de son vestibule aujourd’hui géré par un restaurant. La Casa Orbegoso, bâtie au XVIIIe siècle au 563 de la rue du même nom, abrite une banque Interbank qui laisse admirer le mobilier élégant du président Luis José de Orbegoso y Moncada, maréchal qui œuvra à l’indépendance du pays. La Casa de César Vallejo, située près du carrefour des rues Orbegoso et San Martín, a un beau balcon de bois qui court sur toute la longueur de sa façade.

La Casa Tinoco, ou Casa del Mayorazgo de Facalá, fut édifiée au 314 de la rue Pizarro avec deux beaux balcons typiques du style colonial du XVIe siècle par les premiers négociants en sucre de la zone. Le premier drapeau de l’indépendance y fut dessiné en 1820. La Casa del Mayorazgo de Facalá, sise au 314 de cette même rue Pizarro, a été édifiée en 1709 dans le style colonial, avec son balcon d’angle et ses fers forgés, puis enrichie de la statue en marbre de Pizarro dans son patio, actuellement propriété de la banque Wiese. La Casa Risco, édifiée en 1706, ouvre au public ses deux jolis patios au 682 de la rue Junín.

La Casa Risco accueille depuis 1995 le Musée d’Archéologie et d’Histoire de Trujillo. Offerte par le gouvernement à l’université nationale de Trujillo, elle permet de mettre en valeur ses superbes collections d’art précolombien de l’ancien Musée d’ Archéologie, Anthropologie et Histoire fondé en 1939. On y trouve des témoignages des cultures principales qui ont peuplé le littoral nord depuis des milliers d’années avant J.-C. jusqu’à la colonisation.

Le musée Cassinelli, situé au 607 de l’avenue de Nicolás de Piérolaporte, le nom de son fondateur, José Cassinelli, qui a consacré toute sa vie à enrichir sa collection d’objets précolombiens. Fasciné par le site archéologique de Chan Chan à l’âge de 6 ans, il n’a cessé de racheter jusqu’à sa mort en 1992 des pièces des vingt cultures principales qui ont précédé la colonisation du Pérou. Il a ainsi évité la vente à l’étranger de nombreuses œuvres d’art pillées dans les sites archéologiques par les huaqueros. On peut admirer dans son musée quasiment 6.000 objets, dont de superbes céramiques mochicas et tissus nazcas.

Le Musée du Jouet occupe une superbe bâtisse historique au 705 de la rue Independencia. Il expose l’histoire du jouet dans le monde et à travers les siècles, depuis les cultures précolombiennes jusqu’aux années 1950. On peut ainsi prendre conscience de la forte influence des modes et de la structure de la société sur la façon de jouer, que ce soit par divertissement ou dans une visée pédagogique.

Le Musée d’Art Moderne de Trujillo est le seul espace d’art contemporain de cette ampleur au nord du Pérou. Fondé par l’artiste Gerardo Chavez le 30 novembre 2006, il est aujourd’hui géré par l’Université Privée Antenor Orrego (UPAO) sous sa direction artistique. Il expose la très riche collection du peintre péruvien, de ses carnets d’esquisses à ses immenses toiles qui couvrent des murs entiers. Tout autour de ce bâtiment aéré et lumineux, le jardin met en valeur une belle sélection de sculptures contemporaines. 

Fêtes et événements à Trujillo

Dernière semaine de janvier : Concours national de Marinera. Rencontre de danseurs virtuoses organisée chaque année depuis 1960 par le Club Libertad de Trujillo. La Marinera, danse emblématique du folklore du littoral nord, est le fruit d’un métissage historique de la mozamala et la zamacueca, avec diverses influences hispaniques, indigènes et africaines. D’abord qualifiée de Chilienne, elle a été rebaptisée Marinera  par l’écrivain Abelardo Gamarra suite à la guerre avec le Chili. Les codes vestimentaires sont assez dépouillés : le couple porte en costume blanc, avec un chapeau de paille et un foulard pour l’homme et des vêtements brodés pour la femme.
Fin février : Carnaval de Huanchaco. Événement balnéaire créé au début du XXe siècle qui attire plus de 15 000 touristes chaque we de février.

Septembre : Concours national du cheval de paso. Orgueil national, ce cheval de parade est issu de savants croisements entre des races arabes et espagnoles pour les adapter à l’aridité du littoral péruvien. Au fil des siècles, les cavaliers ont développé un art consommé de l’amble, pour danser la marinera à cheval en synchronisant de façon experte les pattes antérieures et postérieures de leur monture.
Dernière semaine de septembre : Festival international du printemps. Né en 1950 à l’initiative du Lions Clubs de Trujillo, il culmine avec le Défilé du printemps, où les chars de danseurs et de musiciens rivalisent en déguisements colorés et rythmes effrénés, pour faire escorte à la reine du Printemps et ses majorettes.

Le 15 décembre : Fête de la Vierge de la Porte. La statue est vénérée depuis le XVIIe pour se prémunir des attaques de piraterie. Pendant une semaine chaque année, des milliers de pèlerins vont la visiter au sanctuaire d’Otuzco, à 75 km au nord est de Trujillo, et l’escortent en procession dans les églises de Trujillo.
Le 29 décembre : Anniversaire de l’indépendance de Trujillo. Défilés et feux d’artifices en commémoration de la déclaration d’indépendance faite par le Marquis de Torre Tagle le 29 décembre 1820, la première du pays.

Restaurants à Trujillo

Le restaurant El Rincón de Vallejo, situé au 303 rue Orbegoso en plein centre historique, a pour spécialité le shambar, une sorte de soupe à base de haricots, fèves et blé qui se déguste traditionnellement le lundi à Trujillo.
Le restaurant El Celler de Cler propose une des rares terrasses de Trujillo, depuis un beau balcon colonial au second étage du 588 de la rue Independencia. Il offre un assortiment classique de grillades et de pâtes, mais est surtout réputé pour sa belle variété de cocktails autour du chilcano.

Le café du Musée du jouet est une adresse très agréable, pour grigonter quelque chose ou se désaltérer à toute heure de la journée.
Le restaurant Squalo’s est situé dans le quartier de La Merced, au 250 de la rue Diaz de Cienfuegos, où il propose une carte très complète de cocktails en tous genres, en plus des viandes, poissons et plats traditionnels péruviens.

Hotels à Trujillo

L’hôtel Victoria Suite est voisin de l’église de La Merced et de la place principale de Trujillo, en plein centre historique. Il propose toute une gamme de services, dont des navettes depuis l’aéroport, un bar, un restaurant ainsi qu’un bureau d’informations touristiques.
L’hôtel Libertador de Trujillo est situé en plein cœur de la ville, avec une vue imprenable sur la cathédrale depuis la place d’armes. Ses 79 chambres bénéficient d’un service de haut standing dans les divers espaces mis à disposition ; salle à manger, restaurant, bar, gymnase, sauna et piscine.
Le Casa Andina Private Collection offre tout le confort et le service d’un hôtel 5 étoiles dans une tour moderne de 14 étages qui domine le quartier résidentiel du Golf, facilement accessible depuis l’aéroport comme depuis le centre ville. Il offre l’accès à une salle informatique, un gymnase ouvert 24h/24, une piscine, un coiffeur et un spa. Son restaurant Alma propose une belle carte de spécialités gastronomiques locales comme internationales.