Maria Reiche

Maria Reiche

Cette mathématicienne et archéologue allemande a consacré plus de cinquante ans de sa vie à l’étude des lignes de Nazca.

Maria Reiche

Le nom de Maria Reiche est définitivement lié aux lignes de Nazca. En effet cette mathématicienne et archéologue allemande a consacré plus de cinquante ans de sa vie à l’étude et la conservation de ce qu’elle considérait comme le plus grand calendrier astronomique du monde.

Elle naquit le 15 mai 1903 à Dresde, en Allemagne. Son père, fonctionnaire au tribunal municipal, mourut au champ d’honneur en 1916. Sa mère, une pionnière du féminisme versée en théologie et littérature anglaise, l’éleva donc seule avec sa petite sœur Renate. Maria étudia les mathématiques, la physique et la géographie à Hambourg et Dresde où elle fut diplômée de l’Université Technique de Dresde à la fin des années 20. Maria décida d’émigrer au Pérou en 1932, pour fuir la grave crise économique qui ravageait alors l’Allemagne et la croissance fulgurante du national-socialisme. Elle fut alors employée pendant deux ans comme préceptrice des enfants d’une famille péruano-allemande vivant à Cusco. Elle s’intéressa beaucoup à l’astronomie inca et pré-inca de la région et entreprit des études sur la portée astronomique de l’Intihuatana, autel du soleil du Machu Picchu.

Maria Reiche

Des amis de Lima la convainquirent de rester travailler au Pérou comme professeur d’allemand, anglais, gymnastique et natation dans un collège allemand. Maria fut ensuite embauchée par le Musée Archéologique de Lima pour réaliser des traductions scientifiques de l’allemand et de l’anglais. Elle y rencontra Julio C. Tello, un archéologue péruvien réputé. En 1939, Maria Reiche fit la rencontre de Paul Kosok, un scientifique universitaire nord-américain spécialiste des systèmes d’irrigation précoloniaux au Pérou. Elle devint la traductrice de ses articles scientifiques, et il lui demanda de l’accompagner au sud-ouest du Pérou, pour l’aider dans ses recherches scientifiques sur les plaines de Nazca.

Paul Kosok s’intéressait aux géoglyphes observables dans le sol de cette région dont le climat désertique les avait maintenues en parfaite condition de conservation au travers des siècles. Bien qu’étudié depuis 1926 par l’archéologue péruvien Toribio Mejía Xesspe, ce site ne commença à retenir vraiment l’attention qu’avec les nouvelles découvertes de Paul Kosok en 1941. Maria Reiche consacra tout le reste de sa vie à étudier les lignes de Nazca, avec une grande passion qui la conduisit à vivre dans le désert, Elle chercha inlassablement jusqu’à sa mort en 1998 l’origine et la signification de ces figures, prenant un soin méticuleux et acharné des géoglyphes, et formulant des hypothèses sur lesquelles la majeure partie de la communauté scientifique se base encore aujourd’hui.