De nouvelles lignes découvertes sur le plateau de Nazca - Argentina Exepcion

De nouvelles lignes découvertes sur le plateau de Nazca

18 avril 2018archéologie

Sur le littoral Sud du Pérou se trouve le plateau de Nazca. Les fameuses lignes sont dans le désert d’Ica, dont l’aridité a permis leur conservation.

Sur le littoral Sud du Pérou, à proximité de la Cordillère, se trouve la ville de Nazca et le plateau du même nom. Les fameuses lignes sont dans le désert d’Ica, dont l’aridité a permis leur conservation.

C’est d’abord la culture Paracas qui s’installe dans la région, vers -500. On retrouve notamment sa maîtrise du textile et des céramiques dans les vestiges des nécropoles. C’est ensuite la culture Nazca qui a pris le pas sur les Paracas, vers l’an 300. Elle a donné son nom à la région. C’est également cette communauté qui a créé les géoglyphes mondialement connus, aux formes variables et allant jusqu’à plusieurs kilomètres de long.

Ces curieux dessins sont issus du décapement du sol, sur 50 km par 15 km. On y reconnaît des spirales, des trapèzes, des ellipses mais aussi des oiseaux, des singes, des araignées, des orques même, et de nombreux autres animaux encore.

Bien que mentionnées une première fois au XVIe siècle, ce n’est qu’en 1927 qu’elles sont découvertes pour ce qu’elles sont réellement, et survolées pour la première fois en 1939. Depuis, une centaine de ces formes ont été identifiées. De nombreux chercheurs ont passé des années à les étudier, cherchant leur signification.

Bien que certaines soient visibles à l’œil nu, d’autres se sont érodées avec le temps. D’où l’apparition qui peut sembler impromptue de nouvelles glyphes en 2018. C’est après une action de Greenpeace ayant abimé une de ces formations que des fonds provenant des USA sont arrivés pour réparer les dégâts. Avec cette manne, les experts ont souhaité cartographié les dessins depuis le ciel. Après études minutieuses des images récupérées par des drones, ils ont mis au jour des lignes invisibles jusque là.

À la différence de celles déjà connues, la cinquantaine de « nouvelles » glyphes ne se situe pas sur une zone plane mais dans des lieux vallonnés. Elles sont également beaucoup plus fines, épaisses de quelques centimètres. Cela explique aussi leur découverte tardive. Elles ne représentent pas de formes géométriques, mais des animaux voire des visages humains, et s’étalent sur plusieurs dizaines de mètres et non pas sur plusieurs kilomètres.  On retrouve par exemple des guerriers, un pélican ou un singe.

Les chercheurs estiment leur création autour de -500. Ainsi, elles ne seraient pas de la main des Nazcas mais de la main des Paracas. Cette découverte signifie que les géoglyphes seraient en fait issus d’une tradition millénaire intercommunautaire et non plus d’une seule culture. Leur signification est donc encore une fois soulevée. Pour le moment, les théories les plus connues soutiennent qu’il s’agit de canaux d’irrigation ou alors que cela a un lien avec l’astronomie.